Danger Zone présente Relationships on the Radio

Après plusieurs années de gestation, nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de Relationships on the Radio, notre premier EP musical. Un projet initié par des premiers enregistrement en 2016, qui ont enfin trouvé un sens et une signification lors de la concrétisation du projet en 2020.

L’histoire de Relationships on the Radio

En 2016, alors qu’une partie de Danger Zone tentait de relancer Rappel 50, groupe de pop-rock français du début des années 2010, de premiers textes sont arrivés, traitant déjà, de rupture amoureuse mais aussi de déclaration du même genre.

Pour la suite, il faut faire un bon dans le temps en 2018, où un travail d’arrangement, d’abord acoustique, a été réalisé autour du titre Love Will Tear Us Apart de Joy Division. A cette période, le projet débute sous le nom de The Doors of Eternity. Nous en avions d’ailleurs parlé par ici.

Après une première session d’arrangement et d’enregistrement de ce projet, l’ensemble est mis de côté, par un déménagement, changement de volonté artistique, et aussi notre travail d’accompagnement pour le groupe Praïm Faya qui remplissait à l’époque toute notre ambition musicale et artistique, en plus de notre emploi du temps.

C’est ainsi fin 2020 que nous arrivons, avec un nouveau lancement du projet, avec tout d’abord comme volonté de proposer l’EP comme une compilation de compositions et reprises entre 2016 et 2020. Ce n’est que quelques semaines plus tard que l’ensemble mue pour devenir aujourd’hui Relationships on the Radio.

Le concept de Relationships on the Radio

Relationships on the Radio est un EP de cinq titres fonctionnant tel un concept album. L’ensemble représente une tranche de vie d’un poste radio d’une voiture qui pendant 15 minutes, raconte l’histoire d’une séparation amoureuse, puis de la naissance d’un nouvel amour.

L’ensemble faisant ce tout cohérent où compositions originales et reprises s’enchaînent.

Pourquoi le choix de proposer des reprises me direz vous ? Et bien c’est assez simple, ces deux morceaux ont tout d’abord une résonance parfaite dans l’histoire contée, mais aussi personnelles bien entendu.

La chose qui a été également conservée du projet initial, c’est la sonorité de l’ensemble, voulu comme une rencontre entre la new wave de la fin des années 70 et une folk teintée de sonorités blues et soul. Nous avons souhaité rester assez minimaliste dans le nombre d’instruments présent dans chaque morceaux.

C’est un projet qui, de part la durée de sa production complète a été difficile à finaliser. Des compositions et premiers enregistrements datant de 2016, d’autre d’aujourd’hui… Un gros travail a été effectué de réarrangements de l’ensemble des morceaux, afin de créer une cohérence et surtout une plus grande simplicité d’approche et de musicalité, afin de trouver une intimité particulière dans l’album.

Où écouter et acheter Relationships on the Radio ?

Dès aujourd’hui, Relationships on the Radio est disponible en écoute libre et en vente sur Bandcamp. Pour l’instant, nous ne comptons pas proposer l’album hors de Bandcamp.

Si vous ne souhaitez écouter que l’album, cela ne vous coûtera bien entendu rien. Si vous souhaitez cependant obtenir l’album pour l’écouter partout et quand vous voulez, nous avons fixé un tarif unique à 5€. Vous pourrez également vous procurer si vous le souhaitez notre bande originale du court métrage The Unknown Bluesman pour 2€.

Nous vous proposons tout de même une offre spéciale réservées au 150 premiers acheteurs de Relationships on the Radio, qui obtiendront gratuitement cette bande originale.

Dans tout les cas, nous souhaitons vous remercier à tous par avance, pour l’accueil que vous ferez à ce premier projets qui n’est que le début pour Danger Zone et sa division production.

5 albums pour bien démarrer l’année

Après un début d’année et une fin de mois de janvier bien chargée, il était temps de se poser quelques temps, un petit verre à la main, la platine branchée et les différentes sorties de la période. Bienvenue dans ce que nous espérons sera notre revue musicale du mois.

On va débuter ici avec 5 albums qui nous ont particulièrement plus, un retour vers le passé, mais aussi une déception ! Bien entendu nous vous invitons à nous donner votre avis et nous partager vos coups de cœur du moment.

Detroit Blues de Danny Kroha

On débute cette liste par la dernières sortie tout droit issue du label Third Man Records, Detroit Blues de Danny Kroha. Second album de l’artiste solo issu de Detroit, Danny Kroha évolue une nouvelle fois dans une musique acoustique aux contrées du blues et de la country.

Un jeu de guitare qui nous viens tout droit des influences d’un Charley Patton tout autant qu’un Robert Johnson, couplé a des mélodies pouvant nous provenir tout droit de Nashville, Tennessee.

En global un album vraiment plaisant qui s’écoute assez rapidement, les titres ne dépassant les 3 minutes, tout comme ce que l’on retrouve dans le genre. Nous ne sommes clairement pas sur une grosse claque du genre, mais un album plutôt efficace mais pas aussi mémorable que on le voudrait.

Note : 2.5 sur 5.

Zebra de Charles Pasi

Nous avions laissé Charles Pasi en 2017 avec son déjà très plaisant Bricks. Après une tournée, et un passage par Marciac en 2018, l’artiste signé chez Blue Note nous revient avec Zebra, son nouvel album. L’occasion de reprendre une petite bouffée de mélodie pop couplée aux talents d’harmoniciste de l’artiste.

Ce qui est très plaisant dans sa musique c’est qu’il ne se retranche pas dans un blues ou un jazz classique, mais va incorporer ces influences et codes dans une production davantage actuelle. Cela permet d’avoir ici cette sorte de pop groovy. L’ensemble est bien mixé et les compositions sont variées permettant d’avoir un renouvellement fréquent concernant l’écoute.

Ce qui est également très plaisant dans ce Zebra, c’est la place de l’harmonica, utilisé comme une guitare dans la composition et l’arrangement, tantôt jouant un riff, ou bien un solo comme celui de Mike and Richie (dantesque).

Note : 3.5 sur 5.

Cory and the Wongnotes de Cory Wong

Cory Wong fait partie de ces artistes ultra prolifiques, à coup d’une dizaine d’albums (studio et live) par années. Pour débuter l’année, il met la barre très haute avec son Cory and the Wongnotes. Promu via une suite de pastiches de late night show américain très bien pensée et amusante, les premiers singles sortis auguraient du très très bon.

Et déjà ce qui marque, c’est cette différence de ton sonore par rapport aux autres albums. On a l’impression qu’avec cet album, Cory Wong a souhaité revenir sur un versant un poil moins moderne notamment en terme de composition et d’arrangement des cuivres, plus vintages et pêchus. Comme très souvent, on se retrouve avec un album qui file droit, qui nous fait danser, et qui reste plutôt varié en terme de musicalité.

De Tiki Hut Strut et son influence hawaienne au déjà grand hit United, il y a un monde, mais qui reste autour du groove et du funk. L’album se conclue d’ailleurs par un medley de Stevie Wonder qui nous donne une véritable petite leçon de réarrangement de cuivres. Il est au final presque dommage que cela soit aussi court, on en aurait pris pour 15 minutes comme ça avec toute la carrière de Wonder synthétisée.

Note : 3.5 sur 5.

Drunk Tank Pink de Shame

Shame, ça été notre gros coup de cœur lors de la sortie de Songs of Praise, un album incroyable entre punk et New Wave, la rencontre entre les Stranglers et Joy Divsion. Difficile de cacher notre excitation lors de la sortie de Drunk Tank Pink, leur second album.

Dès les premières notes, l’album se veut davantage brutal et rentre dedans que son prédécesseur. On retrouve les marqueurs sonores du groupe. Dommage par contre que l’on retrouve par contre moins de grosses envolées mélodiques. Mais cela en fait également une force dans cette volonté de proposer un album davantage rentre dedans.

De notre côté on a trouvé moins de morceaux véritablement marquant, mais le tout est efficace, bien produit et nous fait bien bouger la tête pendant l’écoute, ainsi que quelques riffs dont on aurait aimé avoir eu l’idée.

Note : 2.5 sur 5.

Théo Charaf de Théo Charaf

On boucle cette première partie de notre revue du mois avec le premier album de Théo Charaf. Un nouveau venu dans le paysage du blues français ce qui n’est pas pour nous déplaire. Et quel premier album ! On retourne dès les premiers instant dans les terres de l’Amérique, celle de Neil Young comme celle de Skip James.

Une voix profonde, une guitare et c’est tout ! Entre compositions originales et reprises, l’artiste s’amuse à montrer à l’auditeur son univers, notamment avec sa sublime version du Devil Got My Woman de Skip James.

Un premier album véritable petit coup de cœur pour nous ! Une belle plongée musicale, et on ne peut que vous inviter à aller y jeter une écoute et soutenir l’artiste en allant acheter l’album en vinyle.

Note : 4 sur 5.

L’incontournable du mois : The Miseducation of Lauryn Hill de Lauryn Hill

Dans cette rubrique, on va revenir un peu sur un album incontournable pour vous le faire (re)découvrir. On entame ici avec The Miseducation of Lauryn Hill, unique album de Lauryn Hill (ex. Fugees à l’époque), datant de 1998. Un concept album à la frontière entre le hip-hop, la soul, et le RnB, rapidement considéré comme étant la pierre angulaire du style que l’on appelle aujourd’hui néo soul.

The Miseducation of Lauryn Hill est, et ça n’étonnera personne, un album incroyable de bout en bout. De sa production usant à la fois des samples mais aussi beaucoup d’instruments enregistrés pour l’album, une liste de guest impressionnante, et cette sonorité typique des productions des années 90. Un production qui peut paraître datée mais qui sonne encore aujourd’hui très bien.

Parmi les participants sur l’album, on retrouve D’Angelo, Santana, Mary J. Blige mais aussi John Legend, Julian Marley ou encore Dean Frasier. Un des autre aspect rendant cet album si unique, c’est son cadre d’enregistrement, entre les États-Unis et la Jamaïque, permettant ce mélange issu de tout les styles musicaux de ce que l’on appelle « musiques actuelles » ou « musique populaire » (deux expressions plutôt galvaudées).

The Miseducation of Lauryn Hill est un véritable incontournable à posséder absolument dans sa discothèque personnelle !

Note : 5 sur 5.

La déception du mois : Medecine at Midnight de Foo Fighters

Il faut bien déverser un peu de son sel par moment et ce mois-ci, ce sont les Foo Fighters qui en seront les victimes. Après un Concrete and Gold convaincant mais pas totalement, le groupe de Dave Grohl est de retrouve avec Medecine at Midnight un album plutôt attendu.

Et que l’on soit direct, on s’est un peu ennuyé sur l’ensemble de l’album, peu de riffs marquant, des compositions peu inspirées. On a clairement l’impression d’avoir un Foo Fighters en pilote automatique. Étonnant quand on voit que plus de 3 ans sépare les deux albums.

Mais ce qui choque le plus, c’est la production et plus spécifiquement le mixage réalisé au niveau de l’album. L’ensemble est sur-compressé et manque de naturel et de dynamisme. On est très loin de la production exemplaire de Wasting Light (qui a dix ans cette année). Reste de « marquant » le titre Medecine at Midnight, proposant un solo de guitare aux sonorités très proche d’un Stevie Ray Vaughan.

En bref, un album aussitôt écouté aussitôt oublié, vraiment dommage.

Note : 1.5 sur 5.

Et c’est tout pour notre revue musicale du mois ! Nous espérons que le format vous aura plu et donné envie de découvrir ces albums. On se donne rendez-vous bientôt pour une assez grosse annonce ! Et n’oubliez pas, écoutez des albums et soutenez les artistes en achetant leur albums au lieu de simplement les écouter sur les plateformes de streaming.

Clermont-Ferrand 2021 : Compétition Nationale

Cette année, le festival du court métrage de Clermont-Ferrand se déroule en ligne. Afin de vous aider à vous y retrouver, nous vous proposons un article part type de compétition. Bien entendu tout sera mis à jour pendant l’ensemble de la semaine. Vous retrouverez ainsi ici des avis un peu plus développé que ce que vous pourrez trouver en quelques caractères sur notre compte Twitter, qui sera davantage un avis global sur la séance. Nous avons d’ailleurs décidé de conserver ce qui fait pour nous de l’identité du festival c’est à dire la division de la compétition en différentes séances. Bienvenue ici dans la compétition nationale !

Les programmations de la compétition nationale

Programmation F11

Horacio de Caroline Cherrier

On commence la programmation en douceur mais pas trop avec Horacio, un court métrage d’animation qui, en partant d’un postulat assez simple, arrive de part cette voix du minimalisme à parler de façon intelligente de violence, le tout avec un style d’animation 2D vraiment cool nous transportant directement dans un univers de bande dessinée actuelle. Une bonne mise en bouche.

Note : 3 sur 5.

Ourse de Nicolas Birkenstock

D’ores et déjà un petit coup de cœur personnel de cette sélection, Ourse traite avec finesse et justesse d’adolescence, de la perte d’une personne de sa famille et de comment grandir et avancer après un tel évènement. Le tout est joué avec une belle finesse et le court regorge de superbe idées notamment en changeant de procédé cinématographique de façon cohérente et très maligne. Un vrai plaisir qui en dehors de son aspect technique, bouleversera quelques cœurs.

Note : 4 sur 5.

Notre Doctrine de Damien Salama

Assez souvent, les courts métrages provenant de la fémis divisent. Ca passe ou ça casse et pour le coup Notre doctrine passe, et même très bien. Dans cette fiction au style quasi documentaire, on se retrouve plongé dans ces trois semaines de formation aux futurs CRS. Si l’ensemble reste de la fiction, imaginer qu’un dixième de ce que l’on voit est réel suffit pour nous effrayer. Un court métrage coup de poing en pleine période de débat autour des violences policières et de la loi sécurité globale.

Note : 4 sur 5.

T’es Morte Hélène de Michiel Blanchart

Nous en avions déjà parlé lors du festival de Gérardmer, où le court métrage de Michiel Blanchart a remporté déjà le prix du court métrage mais T’es Mort Hélène est une vraie petite pépite, doté d’une réalisation référencée, citant entre autre Edgar Wright et son Shaun of the Dead comme Sam Raimi et son Evil Dead. Un petit bijou dont nous prenons encore une fois, en tant que gros amateur de cinéma de genre, un plaisir non dissimulé à revoir le revoir une seconde fois.

Note : 4 sur 5.

Programmation F8

Trona Pinnacles de Mathilde Parquet

Un début de séance qui en met plein les yeux avec une animation sublime en terme de décor, qui nous convainc moins personnellement du côté des personnages. Scénaristiquement, nous suivons une tranche de vie de vacance en somme toute assez classique qui nous laissera un peu de marbre. Dommage.

Note : 2.5 sur 5.

Perles de Alexis Hellot

Un sujet difficile, qui mène forcément à un court qui divisera. De notre côté nous n’avons pas été super convaincu par la proposition, malgré un travail autour du noir et blanc assez intéressant, reposant sur une réalisation dite « naturaliste ».

Note : 2 sur 5.

Which is witch? (Sorcière sorcières) de Marie Losier

Ici on est en plein dans de la fiction expérimentale avec une grosse inspiration dans le montage et le choix des costumes dans du surréalisme. Pour le coup un poil trop court pour que nous puissions nous plonger véritablement dedans.

Note : 2 sur 5.

Red star de Yohan Manca

Un court métrage qui parle de façon subtile de précarité dans notre quotidien actuel, ça marche très souvent immédiatement chez nous. Si vous êtes allergique au cinéma d’un Ken Loach par hasard, ce court vous laissera clairement de marbre. De notre côté, c’est un cinéma social qui nous touche particulièrement. Il y a énormément de Moi, Daniel Blake dans ce court métrage. Et en plus, Red Star est l’occasion de revoir François Créton, prix d’interprétation à Clermont-Ferrand en 2018, qui est un des acteurs français les plus sous coté et touchant actuellement.

Mais ici, le rôle principal, c’est Abel Jafri qui l’interprète avec une sensibilité incroyable. Très clairement dans les favoris pour le prix d’interprétation dans sa finesse de jeu la détresse qu’il transmet. Un des films marquant de la compétition.

Note : 4.5 sur 5.

La Chamade de Emma Séméria

Assurer une programmation, c’est savoir équilibrer ses séances. Après un puissant Red Star il faut être capable de redonner un peu espoir en l’humanité. Quoi de mieux alors que de proposer La Chamade, un joli petit court métrage sur l’adolescence et l’amour, porté par un duo possédant à l’écran une très belle complicité. C’est simple, léger, et ça fait du bien pour conclure tout cela.

Note : 3.5 sur 5.

Programmation F12

Bruits blancs de Thomas Soulignac

Un court métrage sympathique, qui arrive à traiter avec intelligence du deuil et de la lutte contre la solitude. Assez classique dans sa forme, l’ensemble est néanmoins bien joué permettant au court de passer tout en douceur.

Note : 2.5 sur 5.

Écoutez le battement de nos images de Audrey et Maxime Jean-Baptiste

Il est toujours intéressant de voir des documentaires sur des sujets que l’on connaît un peu car le plus souvent, cela permet d’avoir un point de vue différent. Ici il est question de l’histoire de la conquête spatiale française et plus spécifiquement de la construction du fameux site de Kourou en Guyane. Un sujet vraiment sympa bien mis en avant par une belle sélection d’images d’archives et une voix off efficace.

Note : 3 sur 5.

L’ Effort commercial de Sarah Arnold

Attention grosse baffe. L’Effort commercial est un court métrage qui se base sur différent faits réel survenu ces dernières années. Un film qui traite de l’asservissement et des conditions de travail notamment dans le milieu ici de la grande distribution. Et pour avoir connu des personnes dans mon entourage proche connaissant ces conditions de travail, je ne peux que vous dire que le film est criant de vérité et de puissance.

Note : 4 sur 5.

Princesses de Margaux Elouagari

Comme vous pouvez le voir, traiter de la question de l’adolescence et aussi de la position de la femme dans notre société actuelles sont des thématiques plutôt présente dans cette édition du festival et ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire. Entre ennui, recherche de nouveauté, d’expérience nouvelle, on suit notre duo du Nord qui se confrontera à une réalité bien trop normale et choquante de notre société. Un court métrage fort.

Note : 4 sur 5.

On n’est pas des animaux de Noé Debré

Après le très intéressant Le Septième Continent, nous retrouvons Noé Debré accompagné de Thomas Blumenthal autour d’un court métrage traitant de la thématique du plaisir sexuel féminin et du malegaze qui est conditionne notre vision dans notre monde actuel. Le court est intéressant et semble au final ne pas vouloir donner au final raison davantage d’un côté comme d’un autre. Pas a 100% certain du résultat, dommage.

Note : 2.5 sur 5.

Programmation F2

Sogni al campo (Rêves des champs) de Mara Cerri et Magda Guidi

Un court métrage d’animation assez classique que l’on retrouve de façon plutôt habituelle dans le festival. Attendu et au final assez oubliable, malgré un style d’animation de peinture vraiment sympa

Note : 2 sur 5.

Les Mauvais garçons de Elie Girard

Grandir en 9 mois, c’est possible, et le très bromance Les mauvais garçons propose un portrait fascinant à suivre de ce trio de pote qui en 9 mois vont voir leur quotidien évoluer, changer, et leur relations également, entre eux mais aussi par rapport à la gente féminine. Un court métrage qui fonctionne super bien et qui sait toucher où il faut en terme de corde sensible.

Note : 3.5 sur 5.

Salem de Sophie Beaulieu

Salem, c’est une référence a peine cachée du côté des sorcières. Les sorcières ici, elles sont deux, femmes, fortes et souhaitant renverser le monde détenu par les hommes dans ce spectre familial. Intéressant de voir ici la métaphore de la sorcière de retour pour parler de féminisme, ce que faisait par exemple Gaspar Noé dans son Lux Aeterna. Salem est une petite réussite en terme d’écriture, mais convainc moins par la réalisation.

Note : 3 sur 5.

Dieu n’est plus médecin de Marion Le Corroller

Attention très gros coup de cœur. Dieu n’est plus médecin, c’est une façon de parler du burn out dans le milieu médical en faisant ici un appel au cinéma de genre. Il y a très clairement du Cronenberg ici dans toute cette notion du rapport au corps. Subir la maladie pour accepter la mort de certains de nos patients ? Souffrir en silence est la loi pour survivre dans le milieu médical ? Des questions d’actualité le tout présenté avec une forme incroyable, et une sublime performance de l’actrice Judith Zins. Un des courts fort de cette sélection à n’en pas douter.

Note : 5 sur 5.

Programmation F1

Abada de Jean-Benoît Ugeux

Court métrage centré autour de la relation père-fils et de l’incompréhension des deux hommes de générations différente. Assez attendu et oubliable.

Note : 2.5 sur 5.

Eva voudrait de Lisa Diaz

Un long court métrage qui prend son temps, doté d’une écriture plutôt maitrisée. Nous n’avons cependant pas du tout accroché et les quasi 1 heure de métrage nous ont semblé long.

Note : 2.5 sur 5.

Jeunesse perdue de François Zabaleta

Un documentaire égotrip de l’auteur. Très clairement pas notre truc, mais des images sympa.

Note : 2 sur 5.

Martin est tombé d’un toit de Matías Ganz

Un court métrage pas transcendant du tout, mais qui passe bien. Assez oubliable.

Note : 2.5 sur 5.

Programmation F3

The Nightwalk de Adriano Valerio

Documentaire forcément d’actualité de part sa thématique. Un point de vue assez intéressant, complémentaire au documentaire d’Arte sorti quelques mois auparavant, l’émotion personnelle ici davantage en avant. Plutôt réussi.

Note : 3 sur 5.

Juste à Nantes de Marjolaine Grandjean

On se plait véritablement à suivre cette errance estivale étudiante. Des personnages attachants et profondément humains, et un court métrage qui sait comment faire respirer son récit. Un véritable mini parcours initiatique de la protagoniste principale, jusqu’à cet ultime plan, face caméra, contemple son passé et son avenir.

Note : 3.5 sur 5.

Souvenir Souvenir de Bastien Dubois

Difficile de traiter de la d’Algérie. Un sujet encore tabou dans nos instances mais pourtant, Souvenir souvenir à trouvé un sublime angle pour parler avec délicatesse et une véritable intimité du sujet. L’utilisation de plus de plusieurs techniques et style d’animation fonctionne super bien. Une belle œuvre.

Note : 4 sur 5.

Malabar de Maximilian Badier-Rosenthal

Pour conclure la séance, une histoire beaucoup plus légère, se voulant davantage comme une véritable ouverture d’esprit vers l’autre telle une fable, où ce qui transparait au final le plus, est que la gentillesse et la bonté pure ne peuvent faire que nous grandir.

Note : 3 sur 5.

Gerardmer 2021 : Palmarès

Gerardmer 2021, c’est fini ! Une année 100% digitale mais tout aussi passionnante en terme de pure programmation, variée et plutôt complète. L’heure est ainsi au palmarès que nous allons vous partager de suite.

Notre palmarès personnel

Très clairement, nous n’avons pas vu l’intégralité de la compétition, par manque de temps. Notre palmarès est donc basé sur ce que nous avons pu voir et il n’est donc pas plutôt complet. Une des raisons a été aussi que nous avons volontairement pas visionné La Nuée ainsi que Teddy car ce sont des films français que nous souhaitons voir en salle lors de la réouverture des cinémas.

Notre grand prix : Possessor de Brandon Cronenberg

Assez logiquement, Possessor a été un peu notre petite claque du festival, principalement par sa plastique incroyable, avec un travail sur de la surimpression d’images, utilisation de focale quasiment conçue pour le film. Un film sans concession qui tache véritablement où la violence est autant physique de mentale. Bien entendu, on vous invite à aller lire notre critique autour du film.

Notre prix spécial : The Stylist de Jill Gevargizian

Second prix de notre côté à The Stylist qui réussi le défi de proposer un slasher un poil plus contemplatif, nous permettant d’être plongé la tête la première dans la psychologie de son personnage complexe et sublimement interprété. Un film doté de plus d’une très belle image et qui fonctionne de bout en bout. Pour en savoir plus sur notre avis, nous vous invitons bien entendu à lire notre critique du film.

Notre prix du court métrage : T’es Morte Hélène de Michiel Blanchart

Un court métrage très bien écrit, efficace, doté de très belles idées de réalisation, et avec en plus, un sublime morceau de Ben E King, que demande le peuple ? Très clairement notre maître étalon de cette année en terme de court métrage pour le moment. (Le festival de Clermont-Ferrand va corriger ou non notre impression face à l’ensemble de la compétition proposée).

Le palmarès officiel

Bien entendu, ce qui importe le plus, c’est le palmarès officiel du festival, que l’on vous propose de découvrir ici.

Grand prix : Possessor de Brandon Cronenberg

Prix spéciaux du jury : Teddy de Ludovic & Zoran Boukherma et Sleep de Michael Venus

Prix de la bande originale : Jim Williams pour Possessor

Prix du public : La nuée de Just Philippot

Prix de la critique : La nuée de Just Philippot

Prix du jury jeune : Teddy de Ludovic & Zoran Boukherma

Prix du court métrage : T’es Morte Hélène de Michiel Blanchart

Nous espérons que vous avez apprécié notre couverture médiatique du festival de Gerardmer 2021. Pour la suite, nous vous donnons rendez-vous dès maintenant à suivre nos différents articles concernant le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, et par la suite différents articles autour du cinéma mais aussi de la musique.

Gerardmer 2021 : Mosquito State de Filip Jan Rymsza

Pour conclure notre édition de Gerardmer, nous avons bouclé le festival avec Mosquito State, film de Filip Jan Rymsza. Un film au postulat assez intéressant, nous faisant plonger dans un fantastique assez politique et donc forcément pouvant être passionnant.

Mosquito State en deux mots (ou presque)

Août 2007. Richard Boca, un analyste de Wall Street, exploite sans relâche des données financières et commence à avoir de sinistres visions. Ses modélisations informatiques se comportent de manière désordonnée alors que des nuées de moustiques envahissent son penthouse. Ces manifestations étranges commencent à jouer sur sa santé mentale…

Un moustique peu cacher une nuée

L’ouverture du film a de quoi dérouter. Passé un générique plutôt sympathique et intelligent, nous suivons le chemin du moustique précédemment né, jusqu’à arriver au niveau de notre personnage principal, interprété avec brio par Beau Knapp. Toute en CGI, cette séquence fait plutôt peur pour la suite. Mais il en est au final rien, et on se retrouve à découvrir le principal thème du film.

La volonté de Mosquito State est très clairement de parler de la crise économique de 2008. Notre personnage de Richard semble à la fois comme un véritable génie exploité de bout en bout par ce système, et pendant tout le film, c’est également là où la métaphore du moustique fonctionne, qui vont le manger comme il est mangé par Wall Street.

Et la conclusion du film d’ailleurs va totalement dans ce sens où on semble partir vers une sorte d’acceptation après la rébellion de la situation. Il serait d’ailleurs intéressant d’analyser un peu plus en profondeur la conclusion du long métrage, mais étant donné que le film n’est pas encore vraiment sorti en France, nous n’allons pas le spoiler.

Une ambiance en place

L’autre aspect qui fonctionne dans le film, c’est tout le travail formel où se créé une véritable ambiance. Réussissant à la fois à retranscrire un monde très aseptisé de wall street, et le contrebalancer avec ce personnage principal qui subit au fil du film une véritable déformation physique. La photographie fonctionne plutôt bien, avec notamment quelques plans dans le penthouse du personnage proposant un beau travail de couleur et de lumière.

Là où par contre le film échoue c’est dans sa gestion de rythme. Avec tout d’abord un découpage en une sorte de chapitre qui n’aide pas du tout à redonner un coup de fouet voulu. D’autant plus qu’à plusieurs reprise, la mise en scène change et propose des plans nous donnons l’impression que le film se conclue, pour au final non. C’est assez dommage car cela ne nous aide pas à rester dans le film jusqu’à la fin. Le film a quelque chose de pas totalement fini de développé au final et semble même être presque par moment une version de travail du film, notamment également par un traitement vraiment au rabais des autres personnages.

L’avis de M. Mup : Métaphore de l’acceptation de soi et de la remise en question ? Approche originale de la crise économique de 2007 ? Mosquito State parvient à maintenir une ambiance anxiogène tout du long avec son personnage principal socialement inadapté au milieu de wall street à l’aube de cette crise et harcelé par un moustique fantastique. Ponctué de séquences contemplatives magnifiques le film offre une approche originale de cette époque assez spéciale. Si il manque peut-être de profondeur et a quelques problèmes de mise en scène qui semblent clôturer le film en plein milieu, j’ai tout de même passé un bon moment.

Mosquito State

Notre note :

Note : 3 sur 5.

Gerardmer 2021 : The Stylist de Jill Gevargizian

On retourne pour une avant-dernière fois du côté de la compétition officielle avec The Stylist, un film de Jill Gervargizian qui a pour originalité d’avoir été financé en partie via une campagne de financement participative.

Comme assez souvent dans le cinéma de genre, The Stylist est une adaptation en long métrage du court métrage de cette même réalisatrice. Il est toujours difficile de réussir à transposer un concept du court au long métrage et nous allons voir ce qu’il en retourne tout de suite !

The Stylist en deux mots (ou presque)

Tout le monde rêve de devenir quelqu’un d’autre… mais pour Claire ce rêve devient une obsession, puis un véritable cauchemar. Son travail de coiffeuse lui permet de s’évader en écoutant les histoires de ses clientes jusqu’au moment où elle décide d’arrêter la discussion… et d’en finir pour de bon avec elles. La vie solitaire de Claire, avec sa routine bien ordonnée et ses secrets inavouables, est chamboulée le jour où une de ses fidèles clientes lui demande de la coiffer pour son mariage…

L’horreur peut être ailleurs

The Stylist est un film qui, sous sa reprise d’un classique du genre comme Maniac, arrive à le transposer de façon assez personnelle. Nous nous retrouvons véritablement dans la peau de Claire, brillamment interprété par Najarra Townsend. Si ses motivations ne sont jamais explicités à l’écran, c’est car le personnage est complexe, et tout arrive a être savamment distillé en sous-texte, que ce soit par ses gestes, par aussi cette ambivalence du personnage qui doute de tout et même de ses actions et passage à l’acte.

Et c’est ce traitement psychologique du personnage, fonctionnant vraiment sur le long terme, qui nous fait accrocher au film. Là où Sleep n’arrivait pas a transmettre la tension durant le film, ici, les passages d’errement du personnage, de doutes, sont mis en scène avec la finesse que l’on s’attend.

Que l’on soit clair, The Stylist n’est pas une démonstration de renouveau du genre sur tout ses aspects, mais c’est un film fait avec finesse, amour du genre, et dans une volonté de ne pas trop en faire et de composer avec ses moyens de façon intelligente.

C’est dans les détails que l’on reconnait une bonne coupe de cheveux

Et pour le coup, le second aspect véritablement marquant de ce film, c’est sa finesse visuelle. Dès les premières scène, on se retrouve avec une très belle image, avec un étalonnage assez dynamique, qui est pour le coup super plaisant à la rétine. Il y a un superbe jeu d’éclairage de plus, lorsque l’on prend par exemple la batcave de claire par exemple.

Et tout cela rentre en totale cohérence avec le film, où son esthétique est tout à fait cohérente avec le milieu de la mode, de la coiffure. le film arrive ainsi à avoir un discours autant dans son visuel que dans son texte autour du paraître, et également au travers de son personnage principal de l’isolement social.

Au final ce petit slasher movie se trouve en fait être une véritable belle petite surprise de festival, portée avec brio par une actrice impressionnante, et un véritable soin porté en terme de visuel et de transmission d’ambiance. De plus, The Stylist est un slasher qui arrive à sortir du carcan d’enchaîner bêtement les meurtres sans poser son film !

The Stylist

  • Réalisateur : Jill Gevargizian
  • Scénariste : Jill Gevargizian, Eric Havens et Eric Stolze
  • Avec Najarra Townsend, Brea Grant, Sarah McGuire…
  • Musique : Nicholas Elert
  • Production design : Sarah Sharp
  • Costumes : Halley Sharp
  • Photographie : Robert Patrick Stern
  • Montage : John Pata
  • Durée : 105 minutes
  • Production : Claw Productions, Method Media, Sixx Tape Productions et The Line Film Company
  • Distribution : Factoris Films

Notre note :

Note : 3.5 sur 5.