Critique sur pellicule : Lux Æterna de Gaspar Noé

Il y a de ces films dont on ne sait pas trop par quel bout le prendre. Doit-on en parler selon sa propre réception et son analyse ? La replacer dans la politique des auteurs ? Doit-on nous formaliser également sur les propos de son créateur obligatoirement ? Très clairement, lorsque l’on se retrouve face à une œuvre telle que Lux Æterna, mettre des mots sur notre ressenti semble la chose la plus difficile à faire.

Lux æterna en deux mots
(ou presque)

Lux Aeterna raconte le tournage d’un film, celui de Beatrice, où Charlotte possède le premier rôle, celui d’une sorcière, qui sera, dans la scène qui doit être tournée aujourd’hui, brulée au bucher.

Difficile déjà de ne pas parler de son auteur, Gaspar Noé. Réalisateur français s’inscrivant selon la critique comme étant du cinéma d’auteur sans concession, qui a notamment marqué le public cinéphile à plusieurs reprises, que ce soit avec Irreversible ou encore plus récemment avec Love puis Climax. Gaspar Noé fait très clairement partie de ces auteurs qui ont marqué le cinéma français depuis les années 90, ayant souvent choqué la critique et le public. Que l’on se dise très clairement, l’auteur de ces lignes possède une relation assez spéciale avec l’œuvre du cinéaste, aussi passionnante que répulsante.

Climax était d’ailleurs une sorte de premier pas pour Gaspar Noé vers un cinéma plus « accessible ». Les guillemets sont à mettre avec d’énormes précautions car très clairement, votre grand-mère qui se nourrit de comédies française racistes s’enfuira de la salle au bout de 10 minutes du film.

Lux Æterna donc, arrive initialement comme une opportunité pour le réalisateur français de réaliser un court métrage, financé par la marque Saint Laurent (il y a pire ouais), avec comme conditions assez simple : utiliser nos égéries et vêtir les personnages des vêtements de la marque. Très clairement, on a vu pire comme sponsoring. C’est ainsi que notre bon Gaspar se retrouve à créer une œuvre d’une 15ne de minutes qui évoluera en un 50 minutes avec en tête d’affiche, le sublime duo Beatrice Dalle et Charlotte Gainsbourg. Le tout en proposant un film quasiment improvisé de A à Z au tournage et au montage.

Oui, c’est Antoine, l’auteur de ces lignes qui, entre deux trois paragraphes assez sérieux sur autour du film, ne peut s’empêcher de lancer une petite déclaration d’amour à ce duo tout simplement sublime. Je ne peux d’ailleurs que vous inviter à foncer voir les filmographies des deux tant cela regorge de merveilles et surtout à chaque fois d’un choix très minutieux de carrière, en travaillant à chaque fois avec des tueurs. C’est d’ailleurs assez fou de voir qu’au final, ce sont pour elles deux que le premier projet avec Gaspar Noé tant cela semble d’une logique pure de voir ce trio ensemble. Allez, on retourne à nos moutons.

Un film de sorcières sur la Femme

Je vais commencer, avant de m’étendre sur une analyse personnelle de l’œuvre, par citer une phrase que l’on a pu entendre des mots d’un Gaspar Noé en réalité très timide et introverti : « j’aime juste les jolies filles. »

Si ces mots pourraient être considérés dans tout les sens possibles et imaginables notamment venant de la bouche du réalisateur de Irreversible qui a mis en scène ce qui est une des scènes les plus choquantes de l’histoire du cinéma, il faut en réalité regarder de façon un peu plus transversale ses films pour y voir, quasiment à chaque fois, l’importance de la femme. Elle peut être sublime et sublimée pour être iconisée (Monica Belluci dans Irreversible), pleine d’espoir et de rêves (Sofia Boutela dans Climax), ou encore être tout simplement pleine d’humanité (Aomi Muyock dans Love).

Encore une fois, ce que l’on retrouve ici, c’est bien deux femmes, en l’occurrence Béatrice Dalle ainsi que Charlotte Gainsbourg, incarnant leur propre personnage, ou presque. Des versions non pas idéalisées, mais considérés comme des sorcières, non pas par leur pouvoir, mais par la persécution qu’elles vont subir. Car oui, si Lux Æterna traite de la thématique des sorcières, c’est une très belle métaphore aussi du traitement de la femme par l’homme.

Pour faire assez simple concernant notre point de vue par rapport au film sur cette interprétation là, nous allons reprendre les grandes lignes du film et état d’âme des personnages. Promis, on parle de mise en scène après.

Pour commencer en fait, il faut voir que le film se sépare en plusieurs segments. Le tout premier, c’est un ensemble de plans fixe, où les deux actrices ici discutent telle de bonne vieilles copines. L’une est la réalisatrice du projet, l’autre, une actrice plutôt intéressée par le projet. On retrouve donc ici une situation initiale, qui va être bousculée par l’arrivée de deux hommes dans la pièce.

Dès ce moment, c’est le drame. Le chaos s’installe petit à petit, et les différents personnages masculins se retrouvent à graviter autour de ces deux personnages, rendant petit à petit la situation ubuesque et atteignant, au final, un point de non-retour. Et au final, ce sont les femmes, impuissantes, qui subissent le courroux, l’ambition exacerbée, et l’extrémisme d’un homme, ce qui plonge au final les personnages comme le spectateur, véritablement victime d’un bûcher. Même les autres personnages féminins se retrouvent simplement victimes de la situation.

Et c’est déjà là que Gaspar Noé fait très fort. Car au final, ce lien filé entre la thématique des sorcières, victimes très souvent de la religion et des hommes, et celle de ce tournage où ce sont également les femmes qui sont au final considérées comme des sorcières envoyées au bûcher. C’est très puissant et ça fonctionne vraiment bien.

Split-screen, mon amour

Ce que l’on remarque le plus concernant dans la mise en scène, c’est ce split-screen quasiment omniprésent de bout en bout. Une utilisation très originale et très efficace, qui sert totalement le propos du film, permettant également de confronter totalement les points de vues, multipliant les cadres, et offrant au final une liberté, le tout dans un quasi film séquence.

On retrouve d’ailleurs cette dimension schizophrène du chaos avec le split-screen, montrant d’un côté les désirs et espoirs de Béatrice, et de l’autre côté, la tentative de prise de pouvoir de la production. Le tout pour finir a cette séquence finale, avec l’utilisation de lumières qui vous plongerons dans une folie pure, nous forçant d’être le cobaye de la folie des personnages.

C’est quelque chose que l’on a toujours retrouvé dans le cinéma de Noé. Cette volonté d’entraîner le spectateur dans différentes directions, et même de provoquer une réaction quasiment physique face à l’œuvre. Très clairement, si vous êtes sujet à de l’épilepsie, n’allez pas voir le film, et on vous dirais qu’il y a peu d’intérêt à voir le film dans un autre cadre que la salle de cinéma. Si vous souhaitez donc voir le film, allez-y maintenant avant qu’il ne soit plus en salle !

lux aeterna fiche

Lux Æterna

  • Réalisateur et scénariste : Gaspar Noé
  • Avec Béatrice Dalle, Charlotte Gainsbourg, Abbey Lee…
  • Musique : Pascal Mayer
  • Décors : Samantha Benne
  • Costumes : Frédéric Cambier
  • Photographie : Benoît Debie
  • Son : Ken Yasumoto
  • Montage : Jérôme Pesnel
  • Durée : 51 minutes
  • Production : Les Cinémas de la Zone, Saint-Laurent et Vixens
  • Distribution : UFO Distribution et Potemkine Films
  • En salle depuis le 23 Septembre 2020

Notre note :

Note : 4.5 sur 5.

Lux Æterna c’est la petite baffe cinéphile de cette rentrée. Très clairement, on parle d’un cinéma qui est peu accessible ici, mais si vous souhaitez découvrir un cinéma différent, expérimental, et qui ose, vous y trouverez peut être une œuvre qui vous marquera. Et peut-être même que vous aurez par la suite la curiosité d’aller voir la filmographie de son auteur.

Rencontre entre deux plateaux : Julien Bitoun and The Angels

C’est à l’occasion de la sortie de Big White Moon, premier album du trio, que nous nous sommes rendus au Piano Vache à l’occasion de la release party dédiée à ce premier album de Julien Bitoun & The Angels. Une interview à quatre voix, aussi réjouissante que foutraque.

Bonsoir !

Tous en cœur : Bonsoir !

Comment allez-vous ?

Julien Bitoun : Très bien ! On va jouer, donc forcément, avant de jouer je suis toujours heureux.

Paul Iron : Un tout petit peu de stress forcément…

Swanny Elzingre : Ohhhh c’est mignon, il est un peu stressé !

Paul : Bah oui ça ne s’arrête pas avec moi, malgré les concerts et le temps.

Julien : Je suis gai comme un italien qui sait qu’il aura du vin…

Pour commencer, comment s’est formé cette joyeuse bande de trublions ?

Julien : Oh ! Monsieur fait des allitérations !

Swanny : Un trublion, un triblion, un trioblion..

Paul : Moi je me suis arrêté à comment

Julien : Pour être plus sérieux, Chicken & Waffles était donc un album de reprise blues, et j’avais plusieurs compositions en tête. J. Merrick date de 2011 donc ça faisait quand même presque dix ans que je n’avais rien sorti en terme de compositions originale. J’avais plusieurs chansons qui trainaient comme Are you In There. Je voulais d’autres musiciens pour m’accompagner car ce n’était pas la même orientation musicale. Je cherchais quelque chose de différent en terme de respiration.

J’ai appelé Paul avec qui on jouait déjà dans un tribute de AC/DC. Lui était Angus et moi Malcom, le meilleur rôle bien entendu vu que j’avais monté le groupe. On s’est rendu compte qu’à cette occasion on jouait particulièrement bien ensemble. Je savais que Paul jouait aussi de la basse et je lui ai ainsi proposé de devenir bassiste pour le groupe. Swanny quant à elle m’a contacté le 13 janvier 2019 (Swanny commente : Un an !) suite à une annonce que j’avais passé sur Facebook, demandant une batteuse. Je voulais une dynamique mixte dans le groupe. J’ai fait donc une annonce avec une photo de Maureen Tucker (Batteuse du Velvet Underground) et j’ai eu tout les trolls de facebook qui sont arrivé à coup de : je peux me raser les jambes, mettre une perruque, la cacher entre mes jambes, c’est pareil…

Swanny m’a contacté, on a auditionné 4 batteuses, et l’évidence s’est imposée, dans la manière de respirer ensemble. J’avais jamais trouvé une batteuse qui fait sonner sa caisse claire comme la Mowtown comme Swanny. C’est une des premières chose que je t’ai dite d’ailleurs.

Swanny : Oui c’est la première chose que tu m’a dit ! Tu m’avais fait un peu peur à cette occasion d’ailleurs. C’était quasiment après le premier coup de caisse claire que j’ai fait.

Julien : Oui c’est ça, j’ai dut dire un truc du genre : Toi, tu as beaucoup écouté la Mowtown ! Et tu étais : Peut être, je sais pas, c’est bien ?! (Rire) On s’est tout de suite entendu immédiatement. Il y avait bien entendu une bonne raison à cela, c’est qu’on avait écouté beaucoup de choses en commun et même plus loin que cela, on avait une philosophie commune musicale.

Et du coup, pourquoi ce choix de Power Trio ?

Julien : Et bien parce que j’aime bien l’espace. parce que le power trio, lorsqu’il est bon, permet d’en mettre le moins possible. Il y a pas un quatrième qui se sent obliger de justifier sa part du gâteau et de mettre le plus de notes possibles. Quand je ne joue pas, il y a pas de guitares et c’est vachement bien. (Rires collectifs) Cela permet de laisser de la place à chacun et d’éviter la guerre du volume.

Swanny : C’est trop bien le Power Trio.

Julien : Toi tu joues quasiment qu’en Power Trio en plus non ?

Swanny : Oui j’étais en train de me dire et c’est merveilleux. Tu n’as jamais place à l’erreur mais en même temps c’est la meilleure formule de la terre.

Julien : C’est comme une voiture très réactive.

Swanny : Un peu comme une Sandero !

Julien : Mais c’est un diésel ton Sandero !

Swanny : Oui mais il est réactif quand même.

Paul : C’est bête mais dans un power trio, tout le monde peut prendre aussi un peu plus de place que dans d’autre formations.

le père de Paul arrive.

Là c’est mon papa et c’est lui qui m’a appris à jouer en trio. Pour en revenir à ce que je disais, il y a un aspect très satisfaisant au trio. Il n’y a pas de guerre entre les guitaristes qui prennent toutes les fréquences pour avoir le meilleur son, et du coup on entend personne. Là, chacun connait son territoire et on peu un peu plus s’étaler dessus et se retirer. A trois, si tu sais régler ton son, tu sais sonner plus plein que quatre.

Et puis en plus de cela y a l’égo d’un chanteur en moins

Julien : Non moi je compte pour l’égo d’un chanteur et d’un guitariste (rires)

Concernant les compositions. Tu nous a dit qu’une partie étaient déjà écrite de ton côté, quid des autres ? Comment s’est déroulé le processus de composition ?

Paul : En fait, nous avons utilisé pour les auditons une des compositions de Julien. Par la suite, il nous amenait soit un morceau déjà fait où il nous suffisait d’ajouter notre patte individuelle. Ou alors, comme pour Mississippi, c’est Julien qui débarque en Julien… Julien qui débarque en julien, bien sur !

Julien : Déguisé en Julien !

Paul : Des fois il se déguise en lui-même. Il débarque donc en répète et dit : « j’ai ce riff là en tête, est-ce que c’est super ou est-ce que c’est naze ? ». Il le lance, on rebondit dessus et c’est comme ça que ça marche.

Julien : j’avais fait une démo pour Mississippi, c’était une horreur. Alors que la démo d’Eko Park est quasiment la même chose avec des faux instruments en trop. Y a des degrés de finition différentes tout comme des tarifs différents… Et pour Your Words, c’est Paul qui nous l’a envoyé en vidéo et on l’a remanié tout les trois.

Paul : La chanson était déjà là, il manquait un truc fun. Un solo, non, un break, pourquoi pas. On ne savait pas comment le faire. Et Swanny est venue avec des super idées et c’est comment ça qu’on est arrivé avec ce creux qui amène la partie lente.

Swanny : En fait ça s’est fait super rapidement, sans vraiment se poser de question.

Paul : C’est ça, on s’est jamais vraiment posé de questions.

Swanny : Il manque un truc, tu as une idée, tiens j’ai une idée, c’est ça… Ah ouais c’est cool, bon bah vas-y.

Paul : En fait je pense que c’est important pendant le processus de composition de faire beaucoup à l’instinct, car dès que tu commence à un peu trop réfléchir, tu perds énormément en énergie et de dynamique du trio.

Swanny : On a pas beaucoup réfléchit les compos…

Julien : Vous non, moi oui ! (rires)

Paul : Mais nous on s’en fout, on est payés !

Julien : C’est vrai, moi je dors pas en échange. (rires)

Un truc qui ressort dans l’album, c’est la variété en terme de notes, couleurs, ambiances sonores. Comment est-ce que vous expliquez cela ? Est-ce un travail d’une influence initiale et les autres qui se sont greffées ?

Julien : Chaque composition a imposé sa couleur. On se disait de temps en temps : ce plan ressemble trop à quelque chose donc on va l’éviter. Vu qu’on a des codes communs très développés, on avait même pas besoin de se le dire.

La variété des couleurs viennent de nos écoutes, influences communes et proches. Entre Queens of the Stone Age et Johnny Cash, il y a quelques miles de différence en réalité.

Swanny : Il y a Miles Davies, Miles Kane…

Julien : je connais pas d’autres Miles… Si, Myles Kennedy !

Concernant l’enregistrement. Tu as mis en place une campagne Kiss Kiss Bank Bank, car tu as l’habitude, tu aime demander de l’argent (rire)

Julien : C’est ça ! ça fait partie de mes passions dans la vie.

Ça va au delà de ça. En fait pour moi c’est une nouvelle manière de faire de la musique. Cela permet d’impliquer des personnes, ce qui est toujours chouette, cela permet d’être sur que des gens naturellement écouteront l’album. En plus de cela, ça permet de financer un enregistrement de qualité et pas être obligé de faire avec des bouts de ficelles. Et cela permet de garder son indépendance musicale. De pas avoir un directeur artistique qui respire dans la nuque à chaque note que tu fais. Ne pas avoir quelqu’un qui a un avis et pas de culture (musicale). Il y a cette possibilité de faire de la musique pour les gens qui ont envie de l’écouter. Je le considère comme un achat en avance.

Le deal est intéressant, cela permet de faire le meilleur album possible pour les gens qui veulent l’écouter, pour moi c’est une évolution du music business assez excitante. C’est une bonne manière de palier à l’absence de risque des labels, et le milieu musical est exsangue en terme financier.

Comment s’est déroulé l’enregistrement ?

Julien : On a enregistré au studio 180, se déroulant dans le Nord de Paris. Nous avons principalement choisi le ce studio pour l’ingé son, Arnaud Bascuñana. Un studio en soi ne sert pas à grand chose, c’est l’ingé qui est dedans qui fera la différence. Et Arnaud a l’habitude d’enregistrer sur bande et en live. Nous nous sommes installé là bas pendant 3 jours. Deux jours et demi de prises, et pis voilà. Nous avons travaillé sur une console SSL d’ailleurs.

Quel a été votre déclic musical ?

Paul : J’ai eu trois gros déclic. Mon premier est It’s a Long Way to the Top d’AC/DC. Là j’ai fait « Ouh, le Rock’n’roll c’est cool ! ». Ensuite vers 12-13 ans, mon père m’a fait monter sur la scène du Bataclan pour chanter 1 chanson devant 500 personnes et je me suis dit « C’est super chouette ! ». Et à 15 piges, j’ai fait mon premier concert en tant que bassiste-chanteur dans une colo rock. Et j’ai vu ce que cela faisait d’être devant le public qui a fait que tu fais de la musique, et bien j’ai fait fuck le bac s et je vais faire de la musique.

Swanny : J’ai pas vraiment eu de déclic, j’ai toujours fait de la musique sans en faire mon métier. Du coup il y a juste un jour où je me suis dit : Ah mais je suis intermittente, et je gagne de l’argent et je rempli mon frigo grâce à ça, du coup c’est devenu en fait mon métier. J’ai réussi un truc que je n’imaginais au final même pas.

Julien : J’ai acheté un Steak avec ma batterie !

Swanny : C’est ça ! J’ai voyagé grâce à ma batterie, j’ai fais des truc très cool grâce à la batterie…

Paul : Et là je vais faire un break et pouf, un gigot dans le frigo !

Swanny : Donc oui, je pense que mon déclic a été grâce à Pole emploi qui m’a dit : et voilà, tu as ton intermittence !

Julien : De mon côté, quand j’avais 7 ans, quelqu’un a sonné chez moi, c’était Bon Scott. Il m’a dit : Tiens, voilà une guitare et dans trois ans on montera un groupe ensemble. Malheureusement, il est mort entre temps et ça s’est jamais fait ! (pour la vraie histoire de Julien, elle est dispo dans la précédente interview).

Parlons concert maintenant. Est-ce que vous fonctionnez avec un concert similaire chaque soir, ou quelque chose de plus improvisé comme un Jack White ?

Julien : Un mélange des deux en fait. On a une setlist pour se souvenir des morceaux que l’on sait jouer et en fait j’ai ramené la même à chaque concert, et on rajoute des trucs dessus au fur et à mesure.

Paul : En fait entre chaque chanson, on fait un band meeting de 3 secondes pour décider ce que l’on joue (ndlr. Non ils ne le font pas, ce serait beaucoup trop long)

Julien : On commence à avoir en plus un bon petit nombre de reprises donc on est comme cela entre les deux.

Paul : Par rapport à cela j’avais lu un jour un livre sur Franck Zappa…

Julien : Moi aussi j’ai été puceau longtemps… (rires)

Paul : Dans ce bouquin, il parle justement des lives et il réserve toujours des parties de concerts à l’impro pour que chaque personne du public soit consciente qu’il vit un moment unique. Le fait de changer la setlist permet notamment ça.

Dernière question ! Quel votre dernier coup de cœur musical ?

Julien : Il y en a deux ! Il y a le dernier album de Vampire Weekend, Father of the Bride, que j’ai trouvé très bien arrangé, composé et très beau. Et le nouveau Kverlertak qui est vraiment très bien sur les premières écoutes.

Paul : J’en ai deux aussi. Le premier c’est un album de P!nk qui s’appelle The Truth about Love qui est en fait du punk rock que j’adore…

Swanny : Il est amoureux de la bassiste en fait !

Paul : Mais non ! En fait, la bassiste, Eva Gardner, j’aime beaucoup sa philosophie de basse. Un moment j’ai regardé un live pour voir si j’aimais la musique. j’ai vu alors p!nk qui sautait partout et faisait des cabrioles et je me suis dit que c’était plutôt cool ! J’ai acheté l’album qui est plutôt sympa. Et en ce moment je me farcis un des lives de James Brown à l’Apollo Theater où je tourne en boucle les morceaux pour relever les basses qui sont différentes de l’album. Et je crois que les lignes de basse de James Brown sont parmi les plus grosses saloperies existantes. Et mon coup de cœur est également Destroyer de Kiss, pour les même raisons. C’est d’ailleurs fou que Gene Simmons ne soit pas plus reconnu pour sa qualité de bassiste, même si il fait peur et qu’il annonce de but en blanc qu’il veut de l’argent.

Swanny : Et bien moi je n’écoute rien de nouveau car je trouve que tout est chiant ! J’écoute que des vieux trucs. J’étais d’ailleurs un peu à la bourre donc je rattrape le dernier album de David Bowie (Blackstar). Je m’y mets petit à petit, morceau par morceau.

Julien : Et à priori tu as le temps avant que le prochain sorte…

Swanny : Oui voilà ! C’est un morceau vraiment intéressant, notamment via le batteur de cet album, Marc Guiliana. Pour l’instant mon cerveau fait pas encore le lien entre tout les aspects.

Un grand merci à la joyeuse bande de Julien Bitoun & The Angels ! Étant donné que, à l’heure où nous sortons ces lignes, nous nous trouvons en plein confinement, on espère pouvoir vous donner rendez-vous au mois de Mai pour voir le groupe en tournée !

Critique sur Platine : Big White Moon de Julien Bitoun and the Angels

Julien Bitoun est de retour ! Et oui, difficile de se passer du gaillard ! A peine deux ans après son Chicken and Waffles, le voilà de retour avec un tout nouvel album et un tout nouveau projet. Ils sont là pour faire un maximum de bruit, veuillez accueillir Julien Bitoun and The Angels !

Julien Bitoun and The Angels, c’est Julien à la guitare/chant, Swanny à la Batterie et Paul à la basse. Un Power Trio tel que l’on en fait au final plus tant aujourd’hui. La volonté, proposer un premier album manifeste de leur influence et de leur musiques. On passe ainsi de la folk à la Johnny Cash au punk des Clash. Une chose est sure, avec ce Big White Moon, le trio montre leur talent et leur passion pour la musique qu’ils jouent.

Après un Hello There tout en douceur et le très folk Sorry Ella, le premier coup de pied dans la tronche arrive avec le riffesque Sorry Kids. En terme de sonorités de mélodie et de construction, on est très proche d’une des plus grosses influences du groupe, un certain Jack White. Une belle fuzz, de belles sonorités de cymbales, et un groove à la basse. La formule Julien Bitoun & The Angels montre tout son potentiel et son alchimie sur un titre de cet acabit.

En terme de mixage et de sonorité, tout fonctionne au poil. On sent un véritable soin effectué en terme de production pour proposer quelque chose aux sonorités vintage tout en gardant une production actuelle. Cela fait que malgré la variété de styles traités et d’influences, il y a une véritable unité sonore et une cohérence globale. Comme vous le voyez, nous avons en plus eu l’occasion de découvrir l’album de la plus belle des façons, en vinyle. Un vrai soin a été apporté d’ailleurs de ce côté là pour proposer, en plus d’un bel objet, un mastering vraiment digne du support, nous demandant de monter avec grand plaisir le volume pour profiter de l’album.

Avant de passer à la face B, on se plait à écouter l’excellent Big White Moon, avec sa mélodies proposant une rencontre entre les Beatles et Tom Petty. C’est l’occasion avec ce morceau de vous parler un peu du processus d’enregistrement de l’album. Si nous en parlerons très certainement plus en détails dans quelques semaines, à l’occasion d’une interview avec le groupe, la volonté, comme nous le disons, a été de proposer un album très organique, vintage, enregistré même « à l’ancienne ». Annoncé lors de la campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank, la volonté a été d’enregistrer sur bande ! Le plus analogiquement possible donc. Des contraintes d’enregistrement supplémentaire, mais tout comme dans certains albums actuels (Wasting Lights des Foo Fighters en tête), cela donne une touche particulière, une sensation d’union entre les instruments, une concordance des éléments, un je-ne-sais-quoi de mojo en plus.

En plus de cela, la fine équipe joue sur du matériel qui sent également très bon le son chaleureux de tout les instants. Guitares de chez Girault guitare (notre luthier chouchou), ampli Kelt, Basse Telecaster, batterie Gretsch… Tout est fait pour que tout cela sonne le plus humainement possible. C’est aussi la force de l’enregistrement sur bande, ne pas laisser d’artifices supplémentaires interférer la performance pure. Retournons la galette maintenant !

La seconde face de cette grosse lune blanche débute par très certainement un de nos morceaux préférés de l’album, Mississippi. Un bel exemple qu’il suffit d’un bon riff pour faire un excellent morceau. C’est le cas ici, avec un groove immédiat qui se créé avec. Le dénominateur commun musical entre tout les morceaux est bien entendu le blues, et ce morceau en est la démonstration parfaite.

On ne voudrait pas vous révéler l’entièreté de l’album, mais sachez que l’ensemble de la galette est vraiment à tomber. Des sonorités de Are U In There, son solo de guitare incisif et ses chœurs, au très punk Your Word, au beatlesque Wanna Tell you avant la conclusion de I Guess, rien n’est à jeter dans ce premier album de Julien Bitoun & The Angels. La seule chose que l’on regrette, c’est que notre vinyle s’arrête beaucoup trop tôt. On en aurait repris pour des morceaux et des morceaux.

Mais bon, nous aurons l’occasion d’en profiter de nouveau très rapidement, et vous aussi ! Et oui, nous pouvons vous annoncer qu’à l’occasion de la sortie de l’album, nous vous proposons une couverture complète ! Cette chronique n’est en effet que le premier article d’un triptyque consacré à Julien Bitoun & The Angels. Danger Zone sera en effet présent à l’occasion de la release party de l’album au Piano Vache, à Paris ! L’occasion pour nous de vous proposer une interview du trio, et quelques impressions du concert.


Nos coups de cœurs de l’album :

Sorry Kids
Big White Moon
Mississippi
Your Word

Julien Bitoun dans sa nouvelle formation cosignée The Angels propose un premier album, Big White Moon, très convaincant. Un album de blues-rock varié, plaisant à écouté de bout en bout, mixé avec brio et proposé avec un véritable master vinyle pensé de A à Z. Un vrai plaisir que l’on à hâte de découvrir maintenant sur scène !

Julien Bitoun and the Angels - Big White Moon

Big White Moon – Julien Bitoun & The Angels

  • Julien Bitoun : Chant, guitare
  • Swanny Erzingue : Batterie
  • Paul Iron : Basse, chant
  • Photos et visuel : Stella K
  • Logo : Alice Lang
  • Ingénieur Son : Arnaud Bascunana
  • Mixage : Julien Creus
  • Mastering : Mika Rangeard

Notre note :

Note : 4 sur 5.

Critique sur pellicule : Music is My life de Gurinder Chadha

Il est souvent de mauvaise augure de voir arriver un petit film indépendant en France avec un titre changé… pour un autre titre en anglais ! En effet, le film d’aujourd’hui ne sera ni un film avec un gros budget ni un film au final considéré par sa distribution française, répondant au nom de Music is My Life. Et pourtant, ce film vaut pourtant un visionnage !

Music is My Life (ou plutôt Blinded By the Light) est le nouveau film de Gurinder Chadhar. Une réalisatrice que tous connaissent pour son film Joue-la comme Beckham. Ne vous enfuyez pas, il ne sera pas question ici de football, mais bel et bien de communauté pakistanaise en Angleterre, prenant place dans le trou paumé anglais de Luton.

Comme nous vous le disions, le thème de ce film ne sera pas le football, mais Bruce Springsteen. Nous sommes en 1987 à une époque où les jeunes sont plus intéressés par Duran Duran que par The Boss et on les comprends. Le titre original du film est comme vous devez vous en douter, le titre d’une chanson de Bruce Springsteen, qui a également son importance dans l’histoire. Music is My Life est donc encore une fois un titre raté du département marketing des distributeurs et c’est bien dommage.

A cette époque, le chanteur du New Jersey vient de sortir Tunnel of Love qui sera son dernier gros carton avant les années 2000. La Bossmania touche à sa fin et les jeunes ont depuis longtemps laissé tomber sa musique. D’autant plus que pour une partie de la population, notamment britannique, ils ne voient en Born in the USA qu’une chanson patriotique.

Music is My Life vous propose donc de suivre les péripéties de Javed, un jeune pakistanais qui, amoureux des mots, décide de d’étudier la littérature à l’encontre de la volonté de son père en qui il voit uniquement futur père de famille devant subvenir aux besoin de tous.

C’est la rencontre avec ce qui deviendra son futur meilleur ami qui l’entraîne dans la découverte de Bruce Springsteen et de ses paroles. Il va ainsi se mettre à vivre au travers des paroles de l’artiste, et entamer un chemin initiatique qui le conduira jusqu’à son départ pour l’université.

Qu’on se le dise tout de suite, Blinded By the Light n’est pas le plus grand film de l’année. La caméra de Gurinder Chadhar est toujours aussi douée pour se glisser dans l’intimité des familles mais reste tout de même très sage, encore plus flagrant lorsque l’on sort a peine de Yesterday quelques mois plus tôt.

« But if dreams came true, oh, wouldn’t that be nice,
But this ain’t no dream we’re living through tonight,
Girl, you want it, you take it, you pay the price. »
Bruce Springsteen, Prove It All Night

C’est dommage car l’histoire de Javed, inspirée de l’histoire de Sarfraz Manzoor, trop classique dans sa forme, fonctionne tout de même bien. La réutilisation des différentes chansons et paroles du Boss reste à chaque fois un petit évènement en soi, où il sera difficile de ne pas se retrouver à pousser la chansonnette ou tirer une petite larme lorsque les premières paroles de The River sont chantée par le boss lui-même, au travers d’une cassette vidéo pirate.

On pourra noter que l’idée de base, celle de faire des simili-clip des morceaux de Bruce, que ce soit avec les paroles affichée ou avec une mise en scène chorégraphiée sortant d’une comédie musicale, fonctionne un peu mais devient au final assez poussif et n’aide pas à redonner du peps au final.

Ce que l’on retient au final c’est que l’on veut surtout se pencher davantage sur la vraie histoire derrière le film, chose possible avec l’autobiographie de Sarfraz Manzoor : Greetings from Bury Park. Et c’est dommage car le film a tout pour fonctionner, et fonctionne même dès que la chanson est poussée !


Pour aller plus loin sur le sujet de Bruce Springsteen :

  • A voir : Springsteen & I de Baillie Walsh
  • A lire : Born to Run de Bruce Springsteen
  • A Écouter : The River ou Darkness on the Edge of Town
  • A vivre : La tournée 2020  (nous attendons toujours les dates d’ailleurs)

Music is My Life est un film qui, si il ne brille pas véritablement à aucun moment, reste un excellent divertissement du début à la fin. Si vous êtes fan du Boss, ou que vous voulez voir un film sans prise de tête, le dernier film de Gurinder Chadhar est un bon choix !

Critique sur Platine : This Is Not A Safe Place de Ride

Cette semaine nous allons partir du côté du shoegaze anglais avec le dernier album du groupe Ride, This is Not a Safe Place.

Pour commencer qu’est-ce que le shoegaze ? Et bien, le shoegaze (ou shoegazing) est un courant du rock alternatif qui nous provient d’angleterre avec des groupes My Bloody Valentine ou bien le groupe du jour, Ride. Le terme vient, comme très souvent, de journaux utilisant ce terme pour parler de cette mouvance de groupes qui jouaient en concert en regardant leur pied (shoe), notamment pour activer les pédales d’effets, donnant des sonorités qui donneront les sonorités de marque au genre. Aujourd’hui, en plus des groupes de références du shoegaze (Ride, Moose, Slowdive), des sous genres se sont créés, à l’origine par des mix de sonorités, tel que le blackgaze (black metal + shoegaze) où nos frenchies de Alcest sont les principaux fer de lance du mouvement. Mais revenons à nos moutons.

This is Note a Safe Place est le dernier album de Ride. Le groupe de shoegaze présente aujourd’hui son sixième album, le second chez Wichita Records et après leur reformation. Comme vous pourrez l’entendre, si les guitares elles sont toujours aussi planantes, le groupe continue de s’éloigner du shoegaze dans sa plus pure vision, afin de proposer une britpop aux multiples inspirations. Les mélodies à la guitare sont toujours aussi travaillées, comme en témoigne l’excellent Future Love. Parmi les sonorités musicales « nouvelles » du côté du groupe, on retrouve des touches électroniques parsemée dans de multiples morceaux sur l’ensemble de la longueur de l’album. On retrouve dans cet album sur des titres tel que Clouds of Saint Marie des mélodies dans la veine d’un Pixies, tandis qu’un Jump Jet pourrait se retrouver sans aucun soucis dans un album d’un groupe de New Wave.

C’est également ça qui fait la force de la musique de Ride, cette capacité à prendre la substance des différents genres musicaux gravitant autour et créer autour de ceux-ci de belles mélodies vocales et guitaristiques. On passe de morceaux progressifs aux balades, en passant par de la britpop et des morceaux purement shoegaze, This is Not a Safe Place n’étonne au final jamais vraiment mais il fonctionne tout le temps. L’album se conclut d’ailleurs avec deux excellentes pièces immanquables avec les planants et catchy Shadows Behind the Sun et In This Room qui rien qu’a eux, valent l’écoute de l’album.


Mes coups de cœurs de l’album :

Future Love
Clouds of Saint Marie
15 Minutes
Shadows Behind the Sun
In This Room


Si vous désirez rester encore un peu plus longtemps en vacance, prenez le temps d’écouter This is Not a Safe Place de Ride. C’est un album aussi plaisant que planant tout en étant reposant et bien composé pour que tout le monde s’y retrouve. Un vrai petit plaisir.

Critique sur platine : The Soft Cavalry de The Soft Cavalry

Les duos dans la musique ont toujours eu quelque chose de passionnant avec une vision brute de la musique. De Sonic Youth aux Kills, en passant par les White Stripes, il y a une énergie vraiment particulière a chaque nouvel essai. Aujourd’hui, nous allons parler d’un nouveau duo, The Soft Cavalry, et de leur premier album éponyme.

The Soft Cavalry est un duo composé du couple Steve Clarke et Rachel Goswell (Slowdive). L’album a été conçu en famille avec la volonté de proposer une pop à la frontière des époques, où un Pink Floyd croiserait un Morcheeba. Nous sommes maintenant parti pour décortiquer les douze titres composant le premier essai du groupe, nommé éponymement The Soft Cavalry.

L’album débute par Dive, une ballade pop aux sonorités influencées par Pink Floyd. Les guitares ainsi que la mélodie vocale semble tout droit sortir de The Darkside of the Moon ce qui pour le coup donne un amuse bouche très satisfaisant à cet album. C’est joliment composé et interprété, le mixage est assez équilibré. Qu’on se le dise tout de suite, ne vous attendez cependant pas à du minimalisme musical dans cet album, The Soft Cavalry a beau être un duo, les instruments sont multipliés dans cet album : guitares, basse, batterie électronique (mais pas assourdissante), voix, choeurs… La volonté est de créer une ambiance nous donnant envie de planer avec la musique.

Et c’est quelque chose qui est pour le coup réussi sur l’entièreté de l’album. The Soft Cavalry fait parti de ces albums que l’on écoute allongé dans l’herbe, casque dans les oreilles pour juste profiter pleinement de la légèreté de la musique. Cette pop ambiant alterne avec des sonorités trip hop ou plus rock. Le spectre est plutôt large, rendant l’écoute agréable et jamais redondante. The Velvet Fog est un très bel exemple d’une pièce rock du répertoire du groupe réussie avec brio, avec sa mélodie catchy et sa guitare efficace.

Par contre si vous n’aimez pas les effets, la réverb et le delay à outrance, passez votre chemin. The Soft Cavalry vous plonge dans une sorte de bulle de confort toute cosy mais qui pourra sembler trop propret par moment. Il manque peut être le morceau qui détonne véritablement dans l’album. La guitare cède sa place au piano sur la moitié de l’album, donnant des couleurs sonores différentes a l’album et pour le coup, ce sont peut être les morceaux les plus redondants au final, dommage car encore une fois, tout fonctionne sur la partition. On notera tout de même Careless Sun qui propose de belles variations tout du long du morceau, avec notamment une utilisation de vocoder sur les différentes voix.


Mes coups de cœurs de l’album :

Dive
The Velvet Fog
Only in Dream
Careless Sun


Si The Soft Cavalry n’est pas l’album de l’année, il n’en demeure pas moins un bon album estival que l’on écoute avec plaisir ! Si vous cherchez un disque à ajouter dans votre playlist de l’été, dans votre voiture pour un départ en vacance, The Soft Parade est parfait pour vous.