Danger Zone aux couleurs du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand 2021

Après une année d’absence, Danger Zone est de retour au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand ! On n’allait quand même pas faire l’impasse sur notre festival de court métrage préféré. Tout comme pour Gerardmer, on vous dévoile notre dispositif exceptionnel à l’occasion et le plan de route pour l’édition à venir.

Cette année, malgré les tentatives et les adaptations qui avaient été réalisée en amont par l’équipe du festival, tout se fait en ligne. Ça va être bizarre de ne pas courir de salle en salle sous la neige clermontoise avant d’aller boire une bière en face de la maison de la culture, mais on ne va pas se priver de courts métrages pour autant !

Le festival du court métrage de Clermont-Ferrand en deux mots
(ou presque)

Le festival du court métrage de Clermont-Ferrand, c’est depuis plus de 40 ans le plus grand festival de court métrage au monde, avec une compétition nationale et internationale d’une richesse incroyable.

Le festival de Clermont-ferrand 2021, comment ça marche ?

Cette année, pas de séance en ville donc, mais une formule 100% digitale ! Rien de plus simple, il vous suffit de vous inscrire et de payer un pass a 12€ à depuis le 20 janvier pour pouvoir profiter de l’ensemble de la programmation.

Le pass vous permet de consulter durant toute la durée du festival 1 fois chaque court métrage, qu’il soit de la sélection internationale, nationale, labo, ou autres programmes. Pas moyen ainsi de vous tromper et de tomber sans faire exprès dans une séance que vous auriez déjà vue 2 jours auparavant.

Tout se passera sur la plateforme dédiée où vous pouvez d’ores et déjà réserver votre pass, et consulter la programmation de cette année. Si les collectionneurs habitués du cinéma n’auront pas leur catalogue, l’équipe a tout de même voulu respecter les traditions de programmation du festival.

Ainsi, vous pourrez tout de même vous faire votre propre petit programme pour votre semaine en commençant par I1 puis passer avec F3 avant de récupérer votre enfant et visionner ensemble E ou SCO. L’avantage de la formule en ligne, c’est de pouvoir se créer son propre agenda, et s’assurer de pouvoir par exemple voir le programme POLAR sans avoir peur d’arriver trop tard dans la file d’attente de la Maison de la Culture.

Pour les nouveaux venus au festival via cette édition 100% digitale, ne prenez pas peur, vous vous y retrouverez très rapidement, et il est également possible de tout simplement avoir une simple liste de l’ensemble des courts métrages.

Notre dispositif pour le festival

Si nous étions absent lors de l’édition 2020 du festival, cette année, nous sommes de retour pour vous proposer un maximum de contenu. Nous nous concentrerons en priorité sur les compétitions, et nous essayerons de vous faire chaque jour à partir du 1er Février un report des séances vues. Si le festival commence le 29 Janvier, nous serons à ce moment en plein dans le festival de Gerardmer que nous couvrons également !

Nous souhaitons tout de même vivre le festival un peu comme si nous étions là bas et ainsi, nous visionnerons les courts métrages par séquences telles quelles ont pu être pensées par l’équipe du festival.

Bien entendu, nous irons tout de même faire un tour sur quelques autres programmes que nous affectionnons tout particulièrement comme POLAR ou MUS ainsi que R. Tout comme ce que nous avions pu proposer il y a deux éditions, nous ferons un article autour du palmarès du festival, mais aussi notre propre palmarès personnel.

Danger Zone aux couleurs de Gerardmer 2021

Faute de salles ouvertes, Danger Zone continue tout de même de voir ce qui fera le cinéma de demain, tout en soutenant autant que possible, les distributeurs, boites de productions mais aussi les festivals !

Car qui dit nouvelle année dit nouvelles éditions, et cette année, le festival international du film fantastique de Gerardmer nous a tendu les mains avec une formule 100% digitale, en allant encore plus loin que la déjà très bonne proposition du festival d’animation d’Annecy.

Le festival de Gerardmer en deux mots
(ou presque)

Le Festival international du film fantastique de Gerardmer est un peu LE festival du cinéma fantastique européen depuis bientôt 30 éditions. Un festival où le cinéma de genre (fantastique, horreur, science-fiction…) est mis en avant. L’ensemble se déroule cette année entre le 27 et le 31 Janvier, avec une compétition officielle en long et court métrage, des séances hors compétitions, spéciales…

Gerardmer 2021, comment ça marche ?

Comme nous vous le disions précédemment, Gerardmer se décline à la fois via une compétition officielle et des séances hors compétition. Là où le Festival international d’animation d’Annecy proposait un tarif unique (sans restriction en terme de nombre de pass) pour accéder à une bonne partie du contenu, le festival international du film fantastique de Gerardmer propose quand à lui un pass complet (déjà vendu) et des places à la séance.

La différence est ici de taille car là où Annecy par exemple avait des restrictions de diffusion en terme de droits de diffusion (logique, étant donné notamment que certains films comme Lupin sortait en salle quelques semaines après), Gerardmer est différemment organisé pour permettre ainsi au grand public de voir également les films, comme si ils achetaient leur place.

C’est d’ailleurs une des forces du festival depuis ses origines, de permettre au public de pouvoir également assister à l’ensemble de la compétition, et même de voter pour décerner le prix spécial du public. Ainsi, le choix s’est donc porté sur un nombre limité de place virtuelle disponible pour chaque film, décidée avec les productions et distributeurs des différents films.

Vous souhaitez à tout prix voir ce film ? Et bien, rien de plus simple, il vous suffit d’aller sur le site, créer votre compte, et de payer votre petite séance à 5€. Le film sera disponible dans votre compte du 27 au 31 décembre pour un visionnage. Gerardmer à même eu l’idée de vous proposer un guide pour vous aider à réserver votre séance, malin !

Notre dispositif pour le festival

Comme pour chaque festival que nous suivons, que ce soit en tant que journaliste ou en tant que public, nous mettons un point d’honneur à mettre en place un dispositif en place. Dans notre volonté d’aider davantage que via une simple couverture médiatique faible à la fois le festival, mais aussi l’ensemble du secteur du cinéma s’organisant autour de Gerardmer, nous avons décidé de dépenser nos deniers sur les différentes œuvres que nous souhaitions couvrir.

Comme vous vous en doutez, vous aurez bien entendu le droit à un article soit pendant soit après le festival, autour de chaque film que nous aurons visionné. Au moment où nous écrivons ces lignes, les séances court métrage n’ont pas été encore mis en ligne donc nous ne savons pas encore si nous couvrirons également cette compétition.

Liste des films qui seront vus par l’équipe de Danger Zone (liste actualisée au 26 janvier) :

Compétition officielle – Long métrage

  • Sleep de Michael Venus (2020) / Allemagne
  • Possessor de Brandon Cronenberg (2020) / Canada & UK
  • Mosquito State de Filip Jan Rymsza (2020) / Canada & USA
  • The Stylist de Jill Gevargizian (2020) / USA

Compétition officielle – Court métrage

  • Aquariens de Alice Barsby (2020) / France
  • Canines de Abel Danan (2020) / France
  • La Nuit m’appelle de Olivier Strauss (2020) / France
  • Sous la mousse de Ollivier Briand (2020) / France
  • T’es morte Hélène de Michiel Blanchart (2020) / France & Belgique

Hors Compétition et séances spéciales

  • Aya et la sorcière de Goro Miyazaki (2020) / Japon
  • Psycho Goreman de Steven Kostanski (2020) / Canada
  • Chromosome 3 de David Cronenberg (1979) / Canada
  • Le Loup-garou de Londres de John Landis (1981) / UK & USA
  • The Addiction de Abel Ferrara (1995) / USA

Danger Zone Movie Award 2020 : Drunk et Adolescentes

Cette année, il nous a été impossible de départager 2 films tant ils sont opposés et en même temps liés. 2020 a été une année difficile, et comme toujours, l’art nous fait grandir, nous fait surmonter les épreuves. Et si notre coup de cœur musical était un album prônant le vivre-ensemble et nous invitait à poursuivre le combat, nos deux films coups de cœur de cette année 2020 sont de véritables odes à ce qui nous manque cruellement en cette année 2020 : vivre.

L’occasion donc de donner notre award a ex-aqueo à Drunk de Thomas Vintenberg et à Adolescentes de Sébastien Lifshitz. Un film de fiction d’un côté empruntant notamment une mise en scène proche du documentaire par moment, et de l’autre côté un documentaire à la forme fictionnelle. Deux films qui sont la preuve de la subjectivité totale de leur réalisateur, souhaitant délivrer son message de la façon la plus pure possible, alliant ainsi l’ensemble de leur savoir faire pour proposer de plus de véritables objets cinématographiques, se consommant dans une salle de cinéma.

Pourquoi Drunk est notre film de l’année ?

Vinterberg, c’est à l’origine un des fondateur du dogme95 avec les petits copains tel que Lars Von Trier. Festen a été d’ailleurs un des premiers films sous se dogme. Il est intéressant de parler de ceci dans le cadre de Drunk car très clairement une continuité et une évolution du cinéma de Vintenberg et donc des principes même du dogme. Drunk est un film qui se veut au plus prêt du réel, avec une volonté quasi documentaire. Le parallèle avec son film Festen se fait très bien par aussi la notion d’aventure de groupe, qui est au centre de Drunk.

Drunk en deux mots
(ou presque)

Quatre amis, professeurs dans un lycée, quinquagénaires un peu dépassés, décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang.

Avec Drunk, Vintenberg arrive à parler de thématique lourde comme l’alcoolisme que ce soit du côté des adolescents comme plus généralement dans la société tout en ne prenant jamais véritablement de point de vue. Rien n’est bien ou mal, et c’est sur cette zone grise que le film arrive à montrer tant des moments joyeux que des instants d’un grave très triste.

Il y a un véritable jeu de point de vue qui est exercé dans ce film avec véritable brio et une finesse assez admirable. Le tout est porté par un jeu d’acteur incroyable nous permettant notamment de voir un Madds Mikkelsen en toute finesse et dans un rôle inhabituel pour tout ceux qui sont habitués à le voir dans le cinéma américain. Drunk est un film bavard, mais où les silences sont d’une importance incroyable, significatif de tant de choses, notamment dans le rapport de nos protagonistes entre eux comme avec leur famille.

Drunk arrive de plus à nous porter et nous transporter, par sa mise en scène et sa narration, dans un véritable d’ivresse, où on s’amuse avec les protagonistes, avant d’en voir les conséquences. Nous y avons vu par moment, sur les scènes se déroulant dans l’enceinte de l’établissement, cette finesse et ce rapport du professeur et de l’élève, que l’on a pu voir dans Le Cercle des Poètes Disparus ou dans Will Hunting. Il y a aussi très clairement du Cassavetes dans cette œuvre, énorme influence de Vintenberg.

Drunk pour Vintenberg est à la fois l’occasion pour lui de s’amuser au niveau de sa mise en scène, mais aussi d’évoluer dans son propos. Là où dans ses premières œuvres, il n’y aurait pas ce traitement du dérèglement du sujet principal, c’est ici quelque chose qui est souvent sous-jacent, pour nous éclater à la tronche de façon brillante.

Drunk

  • Réalisateur : Thomas Vintenberg
  • Scénariste : Thomas Vinterberg et Tobias Lindholm
  • Avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Magnus Millang, Lars Ranthe…
  • Musique : Janus Billeskov Jansen
  • Photographie : Sturla Brandth Grøvlen
  • Montage : Janus Billeskov Jansen et Anne Østerud
  • Durée : 115 minutes
  • Distribution : Haut et Court
  • Selection officielle au Festival de Cannes 2020
  • En salle depuis le 14 Octobre 2020

Notre note :

Note : 5 sur 5.

Pourquoi Adolescentes est également notre film de l’année ?

L’adolescence au cinéma est une des thématiques les plus usées mais aussi les plus passionnantes. Il y a un fossé de traitement et de genre entre la Fureur de vivre et Supergrave par exemple, mais tout deux réussissent à traiter avec finesse de cette période de transition pour nous tous et de ce passage à l’age adulte dans ce qu’appellent par moment les anglophones « coming of age ».

Quand le projet est en plus mis en scène par Sébastien Lifshitz, un des documentaristes les plus passionnants actuellement (regardez Les invisibles et Petite Fille), on ne peut qu’être impatient de découvrir une telle œuvre.

Adolescentes en deux mots
(ou presque)

Emma est issue d’un milieu bourgeois cultivé et Anaïs d’un milieu plus populaire. Dans la même classe au collège, elles sont amies malgré leurs différences. Puis différentes orientations vont les séparer en arrivant au lycée…

Adolescentes se veut ainsi un coming-of-age documentaire prenant place pendant 5 années, tournée sur cette durée, tel ce qui a été fait par Linklater et son Boyhood (sur une plus longue période). Et quoi de mieux pour parler justement de cette période que de laisser l’ensemble respirer, vivre, grandir, permettant également de pouvoir retranscrire plus qu’une évolution de personnes/personnages, mais aussi plus largement d’une époque, ici celle du milieu des années 2010.

Lifshitz avec Adolescentes s’amuse tout d’abord avec sa réalisation. Car, et c’est ce qui saute aux yeux, c’est cette dimension filmique omniprésente. Chaque plan est véritablement pensé, et vous ne trouverez au final pas un seul plan interview face cam classique. Le choix de projeter son documentaire sur deux adolescentes permet de plus de pouvoir proposer véritablement deux points de vue d’une situation initiale qui les ont rassemblées, permettant de montrer avec aisance leur évolution.

Le choix de plus de partir à Brive permet de plus de montrer, chose rare dans le paysage du cinéma français, une France hors Paris, et ainsi, montrer ces tranches de vies, l’impact aussi des différents évènements du pays au fil de ces années là depuis un autre point de vue que parisien qui est la référence que l’on voit partout.

Adolescentes est de plus une véritable ode à la vie, aux petits instants que l’on vit, les premières fois, les engueulades et les fous-rires, tout ces moments qui se transforment en souvenirs gravé dans notre mémoire.

Adolescentes

  • Réalisateur et scénariste : Sébastien Lifshitz
  • Musique : Tindersticks
  • Photographie : Paul Guilhaume et Antoine Parouty
  • Montage : Tina Baz
  • Durée : 115 minutes
  • Production : Agat Films & Cie, en coproduction avec Arte France Cinéma et Chaocorp
  • Distribution : Ad Vitam
  • En salle depuis le 9 Septembre 2020

Notre note :

Note : 5 sur 5.

Top 2020 : Cinéma

2020 est fini, et il est temps de faire un petit bilan cinéma. Une année très complexe, à la fois d’une très belle richesse mais de l’autre côté très frustrante de part le faible temps de possibilité d’aller en salle, causé par les différentes crises sanitaires, et des décisions discutables de notre état.

Danger Zone fait et fera toujours partie des défenseurs de l’expérience du cinéma dans une salle, et aussi de l’achat en physique. Ce top 2020 est uniquement constitué de films qui ont été vu en salle et pour les rattrapages, les films ont été soit loué en VOD (sur l’excellente plateforme FilmoTV) soit acheté en Blu-ray. Nous avons bien entendu suivi en partie les sorties SVOD, mais très clairement, 2020 a été une année où à l’opposée de à quoi on pouvait s’attendre, notre consommation de SVOD a été grandement diminuée de 2/3.

Disney+ est une coquille assez vide, Netflix s’engouffre de plus en plus à proposer des productions semblables, lissées, ou bien des films mineurs de grands auteurs, et Amazon Prime tente de se distinguer en tant que meilleure plateforme de navet et nanar, avec quand même un beau palmarès comprenant Forte ou le dernier film de Keyron…

On va donc faire ici les bobo parisianos de gauche et parler de cinéma qui se consomme en salle.

Le cinéma français, grand sauveur de 2020 ?

2020, c’est l’année du cinéma français. Le cinéma français qui ose, qui tente, avec des comédies intelligentes, de tentatives de cinéma un peu plus indépendant, ou de la confirmation et du retour de ce qui fait du cinéma français un cinéma si riche.

Play de Anthony Marciano

Sorti en salles tout début janvier, Play a été la super bonne surprise de ce début d’année. Je n’ai que peu d’intérêt voir même un peu de mépris pour max boublil, mais j’ai été tenté de voir le film de par son principe même : un film en found footage racontant la vie d’un groupe de jeunes des années 90 à nos jours.

Très clairement, Play s’adresse à 100% à ma génération, en jouant ainsi la carte de la nostalgie. Une nostalgie bien faite ici car évoque ici nos souvenir personnels : ceux de nos premières soirées, nos premiers rendez-vous, nos premières relations amoureuses… Rare sont les films arrivant à toucher si précisément au bon endroit ce qu’il faut.

Selfie de  Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet, Cyril Gelblat et Vianney Lebasque

Selfie fait partie de ces films dont on attend rien du tout du film, et dont l’affiche augure du pire. Mais pourtant, Selfie est très certainement la meilleure comédie à sketch de l’année.

Une sorte de black mirror boomer à la française, mais qui fonctionne à 100% porté par un casting incroyable allant de blanche Gardin à Thomas de Pourquery ou encore Manu Payet. C’est drôle, malin et on passe un excellent moment ici.

Adieu les cons de Albert Dupontel

Nous devions vous parler d’Adieu les cons à l’occasion de la réouverture des salles, initialement prévue au mois de décembre. Le gouvernement en a décidé autrement…

Mais parlons de choses plus joyeuses, avec le nouveau film de Dupontel après le sublime Au Revoir Là-Haut. Adieu les cons, c’est la comédie française que l’on espérait tous avoir en salle cette année. Une comédie maligne par sa mise en scène, son écriture et ses acteurs.

Si vous cherchez un film pour revenir dans les salles faiblement éclairées en début d’année prochaine, Adieu les cons sera un choix de maître.

Lux Aeterna de Gaspar Noé

Lux Aeterna, c’est l’expérience à vivre en salle, et nous dirions même quasiment uniquement en salle.

Le moyen métrage de Gaspar Noé a été un véritable coup de cœur. Mais si vous souhaitez nous entendre en parler davantage, nous avons sorti un joli papier sur le film.

Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal

20 ans, c’est ce qu’il aura fallu à Caroline Vignal pour réussir à sortir un second long métrage. Antoinette dans les Cévennes, c’est un superbe récit initiatique d’émancipation comme on en voudrait plus souvent dans le cinéma français.

Mais c’est également une des plus belles comédies, des plus drôles, des plus malignes que l’on ai vu cette année avec Adieu les cons, porté ici par une Laura Calamy dont nous souhaitons tout simplement tomber amoureuse, et Patrick, l’âne incroyable qui joue ici un rôle extraordinaire et nous a provoquer le plus gros fou-rire en salle de l’année.

Toute la musique que j’aime

La voix du succès de Nisha Ganatra

Chez Danger Zone, comme vous le savez, nous sommes de gros addict de musique et de cinéma qui parle de musique. 2020 a été un peu une vache maigre de ce côté là. Du coup, quand La voix du succès est sortie, nous avons foncé voir ce film aussi insipide au premier abord.

Et au final, on se retrouve avec un film autour de la musique très attendu, mais avec pour le coup une dimension musicale franchement réussie de bout en bout, rendant le film vraiment cool sur cet aspect là. Un film dans le top faute de mieux.

White Riot de Rubka Shah

Le film musical de l’année… est un documentaire sur le punk. Après un premier court métrage découvert à Clermont-Ferrand, White Riot arrive dans un format long métrage par la même équipe.

Ici, c’est une vraie plongée dans le punk sous toutes ses formes dans une Angleterre de Tatcher, le tout porté autour de la création du festival Rock Against Racism, véritable événement marquant de la fin des années 70.

Le documentaire est également l’occasion de mettre en lumière de sublimes groupes et une véritable diversité du mouvement punk inconnus du grand public (nos chouchous de X-Ray Spex notamment).

Un documentaire incontournable dont l’édition DVD signée The Jokers/La Rabbia vient de paraître.

Le genre, on l’aime comme ça

Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz

Ne regardez rien avant de voir le film !

Si vous souhaitez voir Antebellum, ne regarderez rien, ne lisez rien autour du film. Tout le marketing autour est un ratage complet, vendant mal le film et va même à l’opposé de la volonté même du film, dans son déroulé et ses plot twists.

Ce qui est vraiment dommage car Antebellum fait partie de ces belles réussites en terme d’elevating horror, avec un message politique bien mis en avant.

Relic de Natalie Erika James

Relic, c’est la bombe d’horreur que l’on attendait cette année. Un film qui arrive à tout le temps rester ancrer dans le réel, dans une peur vraiment pure, celle de veillir, mourir, et de l’héritage que l’on laisse.

Un film organique digne d’un Cronenberg, aux influences fortes telles que la maison des feuilles, et qui très clairement, vous mettra une claque dans la tronche qui vous immobilisera pendant de longues minutes après le générique de fin.

Mafia inc. de Podz

A Danger Zone, on aime vraiment le cinéma québécois. Nous avions d’ailleurs parlé précédemment de l’excellent Charlotte a du Fun. Aujourd’hui, on part dans le film de mafia très très sérieux de Mafia Inc.

Les amoureux du genre seront ravis de découvrir une oeuvre qui va jusqu’au bout de sa démarche pour proposer le meilleur film de mafia depuis A Most Violent Year, tout simplement.

La curiosité est le plus beau des défauts

Jumbo de Zoé Wittock

Jumbo raconte l’histoire d’amour entre Jeanne et Jumbo, une attraction du parc où elle travaille. Un amour impossible, mal vu par sa mère.

Jumbo est d’une force, d’une finesse et d’une écriture folle. Une vraie proposition de cinéma originale que l’on veut vivre le plus souvent possible. Le tout porté à l’écran par une Noémie Merlan incroyable de bout en bout. Pour son premier film, Zoé Wittock envoie du lourd !

Felicità de Bruno Merle

13 ans après son Héros, Bruno Merle revient avec Felicità (joie en italien), un film sorti initialement en salles pendant la période de l’entre deux confinements.

Felicità, ce sont les 24h précédent l’arrivée au collège de Tommy, petite fille de Tim et Chloé. Et c’est tout ce que j’ai envie de raconter de l’histoire car Felicità fait très clairement partie de ces films que l’on lance sans en savoir plus. On se laisse emporter dans cet univers et cette écriture dès les premiers instants, et on s’attache directement a cette famille ressemblant à une version moderne de Bonnie & Clyde.

Felicità est un film doux, qui se déguste avec grand plaisir, et qui fonctionne à chaque instant, nous laissant au final, avec un vrai sentiment de joie de vivre, et c’est beau en ces temps-ci.

Bien entendu nous vous invitons à nous donner vos coups de cœur de 2020 et nous vous donnons rendez-vous tout bientôt pour vous révéler notre Danger Zone Best Movie Awards.

Danger News : Premier extrait pour le documentaire Get Back !

Annoncé il y a quelques temps par le réalisateur, un premier extrait du Get Back de Peter Jackson est sorti ! l’occasion de pouvoir découvrir les premières images et l’esprit du documentaire autour de la dernière année de vie du plus grand groupe de l’histoire de la musique, The Beatles !

Get Back ? Mais qu’est-ce que c’est ?

Get Back est initialement le titre d’un morceau des Beatles, issus de l’album Let it Be. Considéré par de nombreuses personnes comme étant le dernier gros single du groupe.

Mais a partir de 2021, Get Back sera le titre du documentaire de Peter Jackson, retraçant la genèse de l’album, se trouvant être une des dernières fois où les Fab Four sera ensemble en studio, avant la fin du groupe en 1970. Le projet a été annoncé initialement en 1969, le jour du 50e anniversaire du fameux concert sur le toit du label Apple.

L’histoire autour du film Let it Be

Comme tout les amateurs des Beatles le savent, les dernières années du groupe sont pour le moins cacophoniques. Entre des relations tendues, les divergences artistiques, et l’influence de plus en plus grosse d’une Yoko Ono dans la vie et les décisions de John Lennon (à Danger Zone, nous sommes team McCartney/Harrisson), la gestation du projet Let it Be a été quelque peu compliquée.

Pensé comme un retour aux sources du groupe (avec d’ailleurs comme titre initial Get Back), l’idée derrière le projet était de proposer Let it Be l’album mais aussi le film, proposant à la fois, le fameux concert sur le toit, mais aussi les répétitions et l’enregistrement de l’album. Une sorte donc de gros documentaire making off autour de l’album. A savoir d’ailleurs que si Let it Be sort après Abbey Road, l’album a été conçu, enregistré et filmé avant.

Comme on peut s’en douter : gros bazar en studio, soucis d’égo, McCartney qui veut tout diriger, Yoko Ono omniprésente, et surtout des visions divergentes du projet dans sa globalité font que très rapidement, le bazar est tel que Ringo et George vont quitter le groupe pendant quelques deux semaines. En dehors du single Get Back / Don’t Let Me Down, tout le reste se retrouve dans une étagère pendant une année. C’est qu’après la production d’Abbey Road que on retouche aux bandes audio et vidéos afin de réaliser le projet de McCay, mais pas tout à fait.

En effet, ce qu’il se passa est que Let it Be sera confié plus ou moins en loucedé à Phil Spector, qui va faire du Phil Spector, ce qui déplaira à une bonne partie du groupe. Le documentaire Let it Be sortira à la suite, et comporte le portrait d’un groupe au bord de la rupture. Aucun des membres du groupe ne seront présent aux avant-première et remises de prix.

Suite à la sortie du film en salle, en VHS et en Laserdisc, le film sera oublié . Après plusieurs tentatives de ressortie, c’est a l’occasion de cet anniversaire de l’album que le film de Michael Lindsey-hogg reviendra dans une nouvelle version. C’est en parallèle de toute cette ressortie que Get Back de Peter Jackson arrive.

Que sera alors Get Back ?

Get Back de Peter Jackson, c’est donc un documentaire ayant comme base de matériau la quasi centaine d’heure de footage de Lindsey-Hogg et plus de 150h d’enregistrement audios issus des sessions de l’époque.

Rien qu’en cela, on se retrouve avec quelque chose de quasiment unique dans l’histoire du cinéma : deux films documentaires existeront issus des choix de deux réalisateurs différents, mais ayant tout deux le même exact matériel. Et si le film original était tourné vers cette cristallisation des tensions au sein du groupe, en occultant tout de même le départ provisoire de George Harrisson, le film de Peter Jackson se veut partir dans une tout autre direction, en totale opposition même.

En effet, de ses propres dires issus du communiqué de presse sorti aujourd’hui, le film « dévoilera la camaraderie ainsi que le génie créatif qui définit si bien le quartet. » Et sur les cinq minutes de notes d’intention dévoilée, il est très clairement question de cela !

On y voit en effet John, Paul, George et Ringo copains comme cochon, s’amuser comme des gamins et répéter/enregistrer l’iconique Get Back. A voir lors de la sortie du film si Peter Jackson ne nous dévoilera uniquement que cette vision de cette période, ou si, tout comme son prédécesseur, il mettra également en exergue les tensions aux sein du groupe.

Difficile en tout cas pour tout amateurs des Beatles que l’on puisse être, de ne pas être excité de découvrir de nouvelles images, sons issus de ce qui reste également pour nous le plus grand groupe de l’histoire de la musique.

Danger Zone 2020 best album award : Spilligion de Spillage Village

Il n’est pas rare d’avoir un coup de cœur musical. Comme vous avez déjà pu le lire lundi, nous en avons même des dizaines et des dizaines dans l’année, ce qui est tout à fait logique : on aime tel aspect de tel album, telle chanson de tel artiste. Rare sont cependant les albums qui sont capable de nous procurer à la fois admiration, inspiration et émotions en même temps. C’est la cas pour nous de Spilligion de Spillage Village. Avant de parler en détail de l’album, faisons un petit tour d’horizon du projet.

Un héritage musical

Spillage Village, c’est avant tout un collectif d’artistes issus de la scène musicale d’Atlanta et Baltimore. Deux villes ayant un point commun : une scène musicale marquée par la communauté afro-américaine. On peut ainsi facilement remonter au XIXe siècle et le développement du gospel, avec des compositeurs tel que Charles Albert Tindley, la scène jazz du quartier The Block de Baltimore, ou encore le développement de ce que l’on peut appeler Urban Contemporary Gospel à Atlanta.

Ce sont donc deux villes qui se sont développées sur des bases communes, avec chacune leur visions, permettant de nous faire parvenir à nos oreilles de nombreux artistes. En vrac : Cab Calloway, Rod Lee, Usher ou encore Outkast.

Si on vous parle de tout cela c’est car Spillage Village est donc en 2010 tout d’abord avec cette volonté de se regrouper tout d’abord pour collaborer ensemble sur les albums des uns et des autres, indépendamment de leur horizon musicale spécifique. Le nom d’ailleurs, est une référence au proverbe africain « It takes a village to raise a child » (il faut un village pour éduquer un enfant), qui peut être compris comme c’est dans un environnement d’ensemble, de communauté, que l’on peut grandir et faire grandir quoi que ce soit. On retrouve notamment dans le crew des artistes comme EarthGang, JID ou encore Mereba. Au final, le collectif publie trois compilations entre 2014 et 2016, Bears Like This, Bears Like This Too et Bears Like This Too Much.

Trois compilations sorties de façon totalement indépendante et autoproduites. C’est donc cette année, 4 ans après la dernière collaboration en date, que Spillage Village sort Spilligion, leur premier véritable album, avec le soutien notamment de la filiale Interscope d’Universal. Ces quatre années auront été précieuse car les membres du collectifs ont été productifs et ont permis d’acquérir une véritable réputation pour développer par la suite, ce projet peu commun.

Un album né sous l’impulsion… de la crise sanitaire !

Ce qui est impressionnant lorsque l’on écoute pour la première fois Spilligion, c’est cette image sonore, qui donne l’impression d’être véritablement dans le studio, à voir les différents membres chanter ensemble côte à côte, à se passer le micro. Et nous ne sommes au final pas loin de la réalité !

En effet, Spilligion à une genèse pour le coup tout aussi originale que cette année 2020. A l’origine, JID avait loué la maison/studio Spillage Village à Atlanta pour enregistrer son album, avec de prévu, des apparitions et featurings avec des personnes du collectif. Nous sommes alors au mois de Mars 2020, et vous savez ce qui arrive ensuite.

La maison est ainsi devenue le lieu « safe » d’isolement et pendant deux mois, tout le collectif va ainsi se confiner et construire cet album. Et en cela, Spilligion est un album on ne peut plus actuel. C’est d’ailleurs un peu la situation que tout musicien aurait rêvé : se retrouver collectivement coincé pendant plusieurs mois dans un studio, permettant de simplement travailler, concevoir, écrire et produire ce que l’on souhaite. Aucune pression de montre tournant et de deadline fixée pour boucler la session en studio, une liberation de contraintes ne pouvant que conclure sur une œuvre la plus pure possible.

Spilligion se veut ainsi comme un témoignage de 2020, du chaos de cette situation inédite et bien entendu, des problèmes politiques et raciaux que font encore aujourd’hui face les États-Unis.

Pourquoi Spilligion est notre album de l’année ?

Spilligion (pouvant une contraction de spill et de religion, ce qui peut se traduire par « répandre la religion et donc, prêcher la bonne parole », ou bien spillage (déversement) et religion, avec une signification un peu plus directe ici, faisant également référence au nom du groupe.), est un album incroyable de bout en bout. Traitant tout autant de spiritualité, de mouvement raciaux, de rassemblement, et d’espoir face à ce monde et la société actuelle.

Si nous allons parler plus en détail par la suite de l’album track by track, nous allons ici pouvoir parler de l’album comme d’un ensemble. Spilligion tout d’abord sonne bien, et extrêmement bien ! Rarement nous avons la chance de voir arriver à nos oreilles des productions aussi variées, allant autant du hip hop à des morceaux empruntant à la folk et au reggae. C’est un album également très mélodique, avec énormément de parties chantées en chœurs remontant directement au gospel et donc obligatoirement à la religion.

Spilligion fait partie de ces albums qui vous fait rentrer dans un mood, on lance la lecture, et on se retrouve véritablement autour du crew, à chanter de façon quasiment instinctive sur tout les refrains, comme si on se retrouvait dans une procession religieuse au final. On retrouve également pas mal d’emprunts à différents grand morceau de la musique soul comme le classique Hit the Road Jack de Ray Charles, et aussi plein de petites touches par-ci, par-là.

Le choix de la tracklist et cette alternance n’est clairement pas innocent. On parle d’alternance car un des pattern fréquent est de proposer un morceau aux textes critique ou pessimiste, contrebalancé immédiatement par un morceau donnant une solution. C’est quelque chose d’intéressant car, dans le discours de Spillage Village, ce qui en ressort est la note d’espoir de cet album. Il n’existe pas de problème sans solutions.

Le choix des titres n’est d’ailleurs pas anodin, et a pour volonté de faire référence à de nombreuses religion, allant de la mythologie greco-romaine au bouddhisme. La raison est simple, Spillage Village ne veut pas parler de religion dans une vision classique, mais de façon plus universelle en parlant de foi. Cela permet d’ailleurs de parler de croyants aveugle que nous pouvons avoir tel que le modèle sociétal dans lequel nous vivons aujourd’hui ou encore la consommation de masse.

Pour toutes ces raisons, et encore plus encore, Spilligion est notre album de l’année !

Analyse Track by Track

Spilligion ouvre avec l’introduction parlée Spill Vill, un dialogue entre différents protagonistes, permettant de lancer les discussions : Spilligion va parler bien entendu de religion. Cette thématique de la religion et de prêcher cette bonne parole va être utilisée comme métaphore filée dans de nombreux des textes de cet album notamment pour critiquer la politique américaine et parler de lutte.

S’en suit Baptize, premier véritable titre de l’album et un des singles de cet album. On se retrouve ainsi dans le tourbillon d’une production résolument actuelle en terme de rap, mais avec d’ores et déjà l’originalité autour de l’utilisation de samples. Un flow assez saccadé, laissant peu de doute lors du premier couplet autour de la thématique résolument politique de l’album.

Si ce premier couplet est résolument autour de la volonté d’égalité et de droits sociaux, le second couplet lui fait tout un jeu de comparaison entre la surconsommation actuelle et la culture du luxe prêchée (oui le terme va souvent revenir) telle une religion. L’écriture est, comme vous vous en doutez, un des points forts de l’album, avec un jeu de mots et de significations assez incroyable (« readin’ the book of Genesis Just before in the beginnin’ « ). Et au final, avec Baptize, Spillage Village veut nous questionner autour de toute cette société à laquelle nous acceptons de façon quasi aveugle. le refrain est d’ailleurs un peu la voix de cette société capitaliste et raciste disant : on vous baptise à ce fonctionnement, vous devez l’accepter et vivre avec.

Devons-nous accepter cette situation ? Devons-nous accepter la surconsommation et l’individualité ?

L’album continue avec PsalmSing. Et ici, on retrouve le second aspect de l’album, cette notion de bien-vivre, en collectivité, et dans la paix. Spillage Village, en plus de parler du climat actuel, se veut promouvoir un véritable message d’espoir, et d’appel à ce recentrer sur ce qui est important. Musicalement, ce morceau introduit les sonorités acoustiques de l’album, avec cette ligne de basse incroyable, suivi de l’arrivée des percussions et de la guitare acoustique. Très clairement, on se retrouve ici avec de très belles influences d’une ballade reggae, avec cette utilisation de nombreuses voix telle que l’on pourrait trouver dans le gospel. On retrouve également cette influence par l’utilisation de l’orgue notamment.

Le titre d’ailleurs n’est pas anodin. On se retrouve bien en effet ici avec un psaume chanté, avec ce refrain qui est notamment chanté en chœurs, et répété à maintes et maintes fois.

4e track, Ea’lah (family), est dans la continuité du titre précédent, toujours promouvant ce message de paix, mais tout en abordant également la crise sanitaire, remettant en question également la société, priorisant les plus riches aux plus démunis. Encore une fois, l’appel du morceau est assez clair : la priorité est à se recentrer dans ces moments à la famille.

Au niveau de la partie musicale, on retrouve ici un mix entre sonorité acoustiques telle que la guitare ou la basse, mixé avec des samples, guitares électriques et claviers. On se retrouve ici dans quelque chose nous transportant au dessus des nuages.

On retrouve par ailleurs un certain jeu entre les lyrics et la musique, avec notamment une arrivée d’un second motif suivant le mot « drum ». C’est un des éléments qui nous aide en terme de compréhension de la musique et qui démontre aussi de cette entente dans le groupe

Mecca arrive ensuite, avec son beat dansant, et cette incroyable de ligne basse avant l’arrivée du chœur. Difficile pic de pas faire un rapprochement avec ce que l’on peut retrouver chez Gorillaz par exemple. On retrouve au niveau des sonorités quelque chose que l’on retrouve de façon plus classique dans le hip hop, avec notamment cette drum soutenue, et son approche musicale minimaliste. On retrouve, formule assez classique de l’album, ce refrain typé gospel au début du morceau.

Là où par contre la construction du morceau change et renouvelle le propos musical de l’album, c’est de proposer une sorte de pré-couplet avec cette répétition du « Spread the Love around the world », qui fait monter un peu la sauce avant de balancer comme disent les jeunes du sal avec le premier couplet.

On retrouve d’ailleurs une référence déjà faite dans l’album à Johannesburg (Joburg), ici un peu plus développée. Référence ainsi logique à l’Afrique, et aux différentes luttes politiques. Comme nous pouvons le lire ou l’entendre dans les différentes interviews réalisées, une des thématiques de l’album et même plus largement du groupe est justement toute cette notion d’héritage et de retrouver et reconnecter avec ses origines. On peut d’ailleurs le voir avec le refrain, totalement dans leur mouvance rap hippie, appelant à l’amour dans le monde entier, de l’Afrique du Sud au Japon.

/Reste de l’analyse en cours de rédaction/