Gerardmer 2021 : Sleep de Michael Venus

Retour sur la compétition officielle avec le prometteur Sleep, premier film du réalisateur Michael Venus. Un film horrifique penchant davantage vers non pas du jump scare a foison mais la création d’une ambiance. Voyons ce qu’il en retourne.

Sleep en deux mots
(ou presque)

Pour lutter contre les intenses cauchemars qui malmènent son sommeil, Marlene se rend dans un hameau reculé dans la montagne qui ressemble étrangement aux lieux de ses effrois nocturnes. Devenue brusquement apathique, elle y est rejointe par sa fille Mona, qui peu à peu découvre la froideur de ce lieu anxiogène.

Essaie de ne pas t’endormir

Que l’on vous prévienne de suite, Sleep prend son temps, même trop de temps. Il faut attendre une très grosse fin de moitié du film pour voir arriver quelques évolutions réelles dans le scénario. Le film se veut dit « d’ambiance » mais n’arrive au final simplement pas ou trop peu à proposer une mise en scène ou au moins des images véritablement marquante. Tout est plat et n’aide clairement pas à nous aider à rentrer dans le film.

Rapidement le film se veut nous entraîner et nous balader entre les rêves et des rêves de rêves, sauf que on ne retrouve au final que peu de marqueur permettant de nous aider à la compréhension au premier abord. Si cela peut fonctionner parfaitement et que le concept est toujours quelque chose de vraiment intéressant, ici, toutes ces séquences manquent d’impact.

Tout ça pour un sanglier ?

Et c’est ce qui pourrait au final synthétiser tout le film : il y a un concept sympa, une volonté de proposer un film intéressant, avec des thématiques fortes, tout en reposant aussi sur une « malédiction » familiale, mais rien n’est fait dans la forme pour véritablement mettre en avant son propos.

Et c’est vraiment dommage, car on voit que rapidement, le film parle à la fois de fascisme via la représentation d’hommes-cochon ou cette scène de discours qui ne sera pas sans rappeler certains évènements historique. Mais le film se veut traiter aussi de féminisme, en reléguant les personnages masculin comme des animaux notamment. Des thématiques fortes qui ne sont pas mise en avant par le reste du film. Et c’est dommage car les performances des acteurs sont dans leur globalité plutôt convaincantes.

L’avis de M. Mup : Le film tente de développer une ambiance anxiogène tout en laissant trainer son histoire qui, une fois révélée, s’avère être assez plate et se permet quand même de laisser quelques zones d’ombre. Demeurent quelques tentatives de séquences oniriques et des sujets de fond qui fonctionneront peut-être pour certain. Ça n’a pas été le cas pour moi.

Sleep

  • Réalisateur : Michael Venus
  • Scénaristes : Michael Venus et Thomas Friedrich
  • Avec Gro Swantje Kohlhof, Sandra Hüller, August Schmölzer, Marion Kracht, Agata Buzek, Martina Schöne-Radunski, …
  • Musique : Sebastian Damerius, Johannes Lehniger
  • Décors : Lena Mundt
  • Costumes : Petra Kilian
  • Photographie : Marius von Felbert
  • Montage : Silke Olthoff
  • Durée : 102 minutes
  • Production : Junafilm UG, Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF)
  • Distribution : Program Store

Notre note :

Note : 2.5 sur 5.

Publié par AntoineRp

Blogger, musicien passionné bossant dans la com. Je bosse également pour Actugaming.net !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :