Rencontre avec François Theurel au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand

Danger Zone a eu la chance de s’entretenir avec François Theurel (Le Fossoyeur de Film) à l’occasion du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand. Nous avons pu poser quelques questions sur son rapport avec la création et le court métrage.

Bonjour à vous ! Pouvez-vous tout d’abord présenter votre parcours et votre passage de l’écriture à la vidéo ?

François : J’ai toujours aimé le cinéma, notamment grâce à mes parents qui m’ont toujours montré des films. J’ai aimé écrire et parler autour des films. Par la suite j’ai fait donc des études de sociologie et en ayant vu qu’il se passait des choses sur Youtube, je me suis lancé en 2012. Je me suis dit que c’était l’occasion de devenir homme à tout faire et s’essayer à réaliser, monter, écrire… Le cinéma a été la passion que j’ai choisi de désacraliser.

Par rapport à « T’as vu le plan ?’, quelle a été la volonté autour de l’écriture du livre ? Avez-vous voulu faire un format différent de ce que l’on retrouve en vidéo ?

François : Venant d’une écriture pour l’écriture, je ne pense pas que le format diffère réellement. Les retours public disent d’ailleurs qu’ils retrouvent ma patte dedans. Comme tu le disais, c’est une commande à la base d’un éditeur, mais j’avais une liberté par rapport au sujet. Ce qui m’a convaincu, ça été l’aspect « Beau Livre » de la commande.

Concernant l’écriture, j’ai passé un mois avec un couteau que je me suis mis pour sortir une première version. Je travaille principalement dans l’urgence et là j’avais fixé d’écrire 5 plans par jours. J’ai du perdre 3 ans d’existence de vie (rire) !

En terme d’évolution de format et d’univers, avec cette volonté d’arc narratifs, est-ce que ces évolutions ont été naturelles ou pensée au fur et à mesure ?

François : C’est quelque chose qui s’est goupillé petit à petit en vrai. J’ai commencé à faire des encarts, puis j’ai parlé du père du personnages et avec les indices laissé, j’en ai fait un arc narratif. Je me suis demandé par la suite si je voulais continuer et je suis donc parti sur l’arc sur le film de genre ultime. C’était petit à petit, où lorsque j’ajoutais un aspect, il menait vers un autre aspect.

En tant que créateur, le long métrage reste une ambition où l’idée de création sur un tel format est un peu dépassée?

François : fondamentalement ça reste quelque chose de très cool, mais il y a une idéalisation du long comme un but ultime alors qu’aujourd’hui, il y a énormément de format, tous aussi passionnant. C’est intéressant de travailler sur des choses à mi-chemins entre les médias. J’ai mentionné récemment la volonté de créer un univers étendu qui débuterait par un court métrage pour ensuite partir dans plein de directions différentes.

Aurez-vous un petit coup de cœur sur ce que vous avez pu voir du festival ?

J’ai eu le temps hier d’aller voir I14 et j’ai vraiment beaucoup aimé The Last Days of the Man of Tomorrow ! Le film est très bien écrit et s’amuse allègrement avec les différents formats.
(ndlr. votre serviteur était à la même séance et vous parle juste ici du court en question)

Encore un grand merci à François Theurel pour avoir pris de son temps pour répondre à nos questions ! De notre côté, nous vous donnons rendez-vous demain pour le bilan du festival !

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