Trois programmes en compétition à ne pas manquer au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand

Aujourd’hui, on retourne en compétition ! C’est parti pour notre retour sur les programmes F4, I11 et F11 ! Comme toujours, nous vous proposons notre retour personnel autour des courts métrages dans le but de vous donner envie de voir les programmes et de donner notre palmarès personnel.

La programmation F4 fait partie, comme vous vous en doutez, de la compétition nationale. Avec 5 courts à l’affiche, la variété était ici au programme. La séance s’est ouverte avec Le chat qui Pleure, un court métrage d’animation autour de l’enfance, notamment avec ce personnage principal qui avoue… haïr son petit frère. Si l’animation est assez minimaliste, le cast vocal est aux petits oignons ! Le Soleil d’Hiver, réalisé par Hong-Kai Liang nous a laissé cependant de marbre. Dommage car la proposition visuelle est au rendez-vous.

La suite de la séance va proposer de véritables moments de cinéma avec pour commencer Air Comprimé de Antoine Giorgoni. Un beau moment de comédie où un professeur suspecte un de ses élèves de l’avoir shooté au paintball. Un postulat absurde qui donne un résultat vraiment sympathique a l’écran ! S’en suit la très belle émouvante histoire d’amitié dans Guaxuma.

Pour finir la séance, la place est proposée au cinéma de genre avec Diversion de Mathieu Megemont. Comme vous le savez, nous aimons beaucoup le cinéma de genre du côté de Danger Zone et le résultat de ce court nous a totalement conquis. Une véritable œuvre totale de son auteur, que ce soit dans la réalisation, le montage, le scénario ou la musique. Aucun compromis est fait et de nombreux rires nerveux étaient là pour se rassurer de la situation. Clairement un de nos coup de cœur de la sélection !

Seconde programmation de cet article, nous allons maintenant lorgner du côté de la programmation internationale avec I11. A commencer par le documentaire Me Vas a Gritar, dressant le portrait de Mélissa, une étudiante ayant pour ambition de devenir catcheuse amatrice dans un Mexique frappé par les meurtres et le sexisme. Un portrait féministe et fort doté d’une réalisation au près de son sujet, passionnant de bout en bout. S’en suit le forestier Gorata Na Dimo de Hristo Simeonov puis l’excellent et le très british Roughhouse de Jonathan Hodgson, proposant un pamphlet punk en pleine Angleterre. Mama de Vladimir Kott réussi le pari de proposer un récit sous tension tout en proposant un message fort autour du mal être enfantin dans des situations familiales difficile tandis que Manila is full of men named Boy de Andrew Stephen Lee tire le portrait d’un fils en quête de liens avec son père tout en humour au moment de la mort de Michael Jackson. I11 est une bonne séance assez équilibrée et plaisante, dont le coup de cœur restera, au final, Me Vas a Gritar.

Finissons cette journée par la programmation F11 qui faisait parti de mes attentes personnelles notamment car l’ensemble des courts métrages sont réalisés par des femmes. A commencer par ce Tigre de Delphine Deloget qui témoigne du mal être adolescent et du besoin constant d’appartenance et d’approbation. Si l’humour est présent, on ressent cette douce dépression de Sabine qui se sent de plus en plus abandonnée. Un beau moment de cinéma très équilibré. Le second court, Moi votre Ami lorgne également du côté de cet humour dramatique où l’on suit ici la tentative d’un cinquantenaire de changer sa vie, tout en ressassant son passé et ses loupés. Un court réalisé par Camille Polet, qui réussi avec finesse à traiter à la fois d’amitié et de relation père-fils.

Le troisième court métrage, Egg, réalisé par Martina Scarpelli propose une plongée dans la psychologie d’une personne anorexique. C’est avec le format original du documentaire animé que on ressent un panel d’émotion vraiment fort. Un petit choc en salle, qui nous a très clairement touché. Cette séance s’est conclue par l’excellent La Chanson de Tiphaine Raffier qui propose un pamphlet politique drôle et intelligent sur Dinseyland, notre société de consommation actuelle et aussi Le marketing nostalgique dont nous sommes touchés de plus en plus chaque jour. c’est écrit et narré avec humour, utilisant à la fois des images d’archives et séquences filmées pour se conclure sur une vraie apocalypse. Un petit bijou de cinéma et un autre favori de notre coeur pour cette sélection française qui décidément est de qualité exceptionnelle jusqu’à présent !

C’est tout pour aujourd’hui, comme vous pouvez le voir, nous ne pouvons que vous conseiller de foncer voir ces trois séances pour peu que les thématiques vous plaisent. Quand à nous, nous nous retrouvons demain pour un nouveau retour sur de nouvelles séances !

 

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