Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand : Interview autour de Claude Libre

Nous avons eu l’occasion de rencontrer une partie de l’équipe de Claude Libre, court métrage français en compétition nationale présent dans le programme F6. Nous avons pu discuter autour du film avec Thomas Buisson (réalisateur) et Romain Léger (acteur).

C’est au détour d’un verre à La Brasserie que nous avons eu l’occasion de discuter avec Thomas Buisson et Romain Léger autour du court métrage Claude Libre. le premier présente son tout premier court métrage, le second son second film après Willy 1er.

Comment est né le projet ?

Thomas : C’est à la base un fait divers qui m’a touché :  dans le sud de la France, un homme de 70 ans endetté et en dépression s’est retrouvé à braquer le Bar/PMU, la station-service et la supérette de son petit bled. Le fait qu’il se déguisait à chaque fois, utilisait une arme factice, et partait en vélo, ça donnait à la fois quelque chose de drôle et de touchant. C’est ainsi que les premières version du scénario, on se rapprochait beaucoup plus de la comédie pure. J’ai fini par rencontrer cet homme. Cette rencontre a changé le film et à ajouté la dimension réaliste. J’ai pris mon temps avant de trouver un producteur, et avec Les Artisans du Film, ça a duré 2 ans, et on a obtenu à ce moment là l’aide à la réécriture du CNC puis ensuite la participation d’OCS.

Pour le cast, vous avez donc choisi Romain, comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ?

Thomas : A l’origine je cherchais un acteur plus jeune. Dans le scénario, le personnage avait plutôt 16-17 ans. On est au final loin du compte (rire).

Romain : En vrai sans la barbe, ça le fait presque ! (rire)

Thomas : Et du coup pour Romain, le déclic s’est fait en voyant Willy 1er. Là j’ai directement su que c’était Romain qu’il me fallait. A ce moment là, je l’ai contacté sur Facebook.

Romain : J’ai du d’ailleurs te répondre immédiatement et le weekend suivant vous étiez à la maison.

Thomas : Concernant Marianne, c’est via ma tutrice du CNC que j’ai entendu parlé d’elle. j’ai vu Discount de Louis-Julien Petit où elle joue quelques minutes. On s’est rendu dans le Nord de la France dans son camping et on a passé la journée ensemble. Ce que j’aime bien dans les profils de Marianne et Romain, c’est qu’ils ont des profils qui font qu’ils ne sont pas acteurs. C’est ce que j’avais vraiment aimé dans Willy 1er, il y a un truc fort.

Pourquoi le choix du cadre 1.33 ?

Thomas : J’avais la volonté d’enfermer le personnage dans sa condition et que tout le récit soit centré sur elle. Au moment des réécriture avec le CNC, les retours étaient que on était trop a distance, qu’il n’y avait pas d’empathie pour le personnage. Même si comme tu le disais, il y a un aspect un peu road movie au film, la volonté est vraiment que Claude soit au centre et notre focus dans le film.

Concernant le tournage, comment cela s’est déroulé ?

Thomas : La volonté était d’avoir une réalisation quasi documentaire. Peu de coupes, des prises très longues avec quasiment que des claps de fin (on effectue un clap non pas au début d’une prise mais à la fin). Nous avons également essayé de faire le moins de champ/contre-champ possible avec les acteurs amateurs, en déplaçant plutôt la caméra. On ne se prenait pas la tête à réfléchir minutieusement à chaque plan à la seconde près. Nous avions un plan de début et un plan de fin calibré, le reste découlait.

De votre côté Romain, quelle a été la différence principale entre travailler dans un long métrage avec Willy 1er et là avec Claude Libre?

Romain : Un seul réalisateur ! (rire) ça change énormément. Du côté de Willy 1er, il y avait quatre réalisateur. Il fallait qu’ils se mettent d’accord au niveau de chaque prise, alors qu’ici, il y a juste Thomas qui avait en plus déjà en tête son plan de travail. Il y a du coup moins de temps entre les scènes. Pour le reste, c’était assez similaire : apprentissage du texte et suivre les indications du réalisateur.

Pour l’instant, quels sont les retours autour du films ?

Thomas : Ils sont plutôt bons. On a eu une première du côté de Saint-Lô, une autre à Paris. Les personnes rigolent à des moments où l’on ne s’attend pas par exemple.

Romain : Hier lors de la première on a eu de bons retours en direct, il y a eu pas mal de réactions. On a hâte de voir la suite !

Des projets pour la suite ?

Thomas : Le prochain est écrit, et devrait être produit par Les Artisans du film également.

Romain : Pour l’instant pas grand chose, j’attends un peu les propositions.

Un petit mot à propos du Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand?

Romain : Le festival ici à Clermont fait clairement parti des meilleurs où j’ai été, c’est vraiment agréable ici.

Thomas : Il y a une ambiance générale assez familiale et en terme de réception, le festival nous déroule le tapis rouge et nous traite comme des rois !

Un grand merci à Thomas et à Romain ! Si vous souhaitez découvrir Claude Libre, vous pourrez le voir dans la programmation F6 jusqu’à Samedi au Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand. Quand à nous, nous vous donnons rendez-vous demain pour un nouvel article autour des différentes séances !

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