Critique sur Platine : Les oublis

Comme vous vous en doutez, il est difficile pour nous de suivre l’ensemble de l’actualité musicale. De nombreux albums sortent chaque semaine et des fois, certains passent sous notre radar. On a décidé de mettre ici en avant quelques coups de cœur oubliés de ce début d’année.

Les recommandations d’AntoineRp :

Song of Praise de Shame

Loupé de mon radar estival, Shame est arrivé comme par magie en début d’année dans mon fil d’actualité musical. Je ne me doutais à aucun moment de la claque que j’aurais pu prendre. Punk, pop, british, Shame est un vrai renouveau d’une New wave baignée dans le punk, puisant autant dans Joy division que dans les Stranglers avec des relents de Iggy Pop. Un album qui n’a jamais quitté depuis mon téléphone et bientôt ma platine.

Qantar de Omer Avital

faisant suite à Abubtul Music, Qantar est le nouvel album d’Omer Avital accompagné de son groupe. Véritable révélation lors du dernier Jazz in Marciac, il fait parti des artistes que l’on reverrait tout les jours si on le souhaitait. Son dernier album reste dans la lignée de sa musique, influencée par des artistes comme John Coltrane ou Charles Mingus, où l’on retrouve des thèmes fort tout en laissant une place importante à l’inspiration. Un album qu’il fait très bon d’écouter et à avoir dans sa discothèque.

No Mercy in this Land de Ben Harper et Charlie Musselwhite

Ben Harper est un artiste que j’aime suivre. Que ce soit en solo, avec les Innocent Criminals ou avec sa maman, il y a toujours quelque chose à prendre. après avoir eu la chance de le voir en 2017 avec les Innocent Criminals à l’occasion de sa tournée Call it What it Is, le monsieur est déjà de retour en ce début d’année avec un second album accompagné d’un des plus grand harmoniciste au monde : Charlie Musselwhite. Le résultat s’appelle No Mercy in this Land et est un album à écouter absolument. Plus détonnant que le précédent, le duo s’amuse à varier les styles de blues pour proposer un ensemble tout de même cohérent. Pour ceux qui sont plus dans le visuel, vous pouvez voir un des concerts effectués à la cigale ici.

Her de Her

Découvert pour le coup lors de la précédente édition du festival Beauregard, Her est une des très belle découverte faites en festival. Leur premier album est à leur image : un feeling entre influence soul, sonorités actuelle, le tout nous plongeant dans une danse entre lancinante et érotique. Un album très agréable à écouter dans pas mal de conditions différentes.

Who’s Happy de Hugh Coltman

Le british Hugh Coltman a décidé à l’occasion de son nouvel album de poser ses valises en pleine Louisiane, entre les bayous et La Nouvelle Orléans. Tout en restant dans une pop teinté de blues et de jazz, le chanteur propose un album très inspiré. Entre mélodies pop, sonorités cajuns, on a à Danger Zone très hâte de découvrir le chanteur en concert pour l’occasion, et peut être même en interview qui sait !

Les recommandations de Manu :

Matahari de L’Impératrice

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C’est après les avoir découvert par hasard en concert en début d’année que ce groupe est devenu pour moi la référence dans la disco rétrofuturiste. L’Impératrice c’est la fusion d’une voix cristalline à une basse résolument sexuelle, le tout enrobé par le jeu du reste du groupes, jonglant entre nappes planantes pour les uns et cocottes funky pour les autres. Leur album est une vraie porte d’entrée à leur univers, qui ne se dévoilera qu’entièrement lors d’une prestation live.

Une Année Record de Loud

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Pour Loud, 2018 est l’année de la consécration. Ce rappeur québécois surfe sur la vague du rap francophone non français. Véritable phénomène, il amène un renouveau dans le rap français avec son yaourt franglais aux morceaux d’égo-trip. Il manie les mots aussi bien que la scène et ne va pas tarder à se retrouver sur les baladeurs de tous les mélomanes friands de saveurs exotiques.

Black Panther de Kendrick Lamar &Co.

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Cet album est bien plus qu’une OST du film éponyme, et pour cause, la moitié des morceaux ne sont pas présents dans le blockbuster. A travers ces 14 morceaux Kendrick Lamar, avec entre autres The Weeknd, confirme sa détermination à dominer le hip-hop mondial, tout en se battant toujours pour l’égalité entre noirs et blancs. Un album à écouter de toute urgence, quitte à se (re)voir le film à côté.

Boarding House Reach de Jack White

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C’est un des albums les plus attendus de l’année que nous livre (enfin) l’ex-White Stripes. A son image, Boarding House Reach est multi-facette; Jack White explore le hip-hop, le jazz, voire même des rythmes plus exotiques, mais en y laissant toujours son empreinte de guitare fuzzy. La critique est mitigée sur cet album. En effet, le patchwork stylistique peut dérouter, mais pris indépendamment chaque morceau est une vraie pépite.

Tranquility Base Hotel and Casino des Arctic Monkeys

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Voici l’un des autres albums les plus attendus de l’année, et dont la sortie a créé une véritable déchirure parmi les fans et leurs attentes. Alex Turner et son groupe ont abandonné le style qui faisait leur succès lors des deux derniers albums. Ici, les guitares sont camouflées derrière la basse, le piano et bien sûr la voix du leader. Cela donne un album déroutant pour les puristes du groupe, bien qu’abouti, avec des airs de Bowie et d’Iggy Pop des périodes berlinoises.

 

 

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