Top/Flop 2017 : Musique

C’est la fin de l’année ! J’espère que vous passez de bonnes fêtes, que vous mangez bien et que vous avez été gâté. Pour fêter la fin de l’année comme il se doit, je vous propose comme chaque année, un Top/Flop de cette année 2017 !

Cette année 2017 a été pour le coup plutôt chargée en terme de sortie, notamment culturelles et artistiques. Pour ce dernier article, je vous présente mon Top/Flop concernant la musique. Attention, je ne parlerais ici que des albums sorti sur disque depuis le mois de Janvier 2017. Circle de Electro Deluxe ne fera donc malheureusement pas partie de la liste. Les albums seront classés en trois catégories : Top pour mes coups de cœur, Meh pour des albums moyens et Flop pour mes déceptions et coups de gueules.

 

American Epic : The Sessions

Comme vous le savez, je suis un mordu de Blues, et notamment de tout ce qui touche à ses origines, j’ai notamment fait un court documentaire à ce sujet. De l’autre côté je suis un très grand fan de Jack White, sans qui je ne ferais très certainement pas de musique aujourd’hui. Que ce soit via les White Stripes, en solo, avec les raconteurs ou encore avec les Dead Weather, je mange à tout ses râteliers. Quand le bonhomme, grand fan de Delta blues, se met en tête de créer un projet musical et télévisuel sur les origines de la musique populaire, en mettant également des sessions d’enregistrement sur la dernière machine d’enregistrement datant des années 20, je signais directement.

Le résultat de cette création s’appelle donc American Epic : the Sessions est s’avère être très certainement mon album préféré de l’année. Allant du blues, à la country en passant par le hip hop, l’album est tout simplement un hommage à cette génération fondatrice de la musique américaine d’aujourd’hui. A noter que nous avons sur cet album, le premier bon (voir excellent) morceau de Elton John depuis quasiment 40 ans ! Fait nous un album de blues Elton !

In The Beginning: Before The Heavens de Blu & Exile

Je me suis mis cette année à écouter énormément de hip-hop, qu’il soit français ou américain. Si j’ai bien aimé toute une partie des productions dites moderne avec des albums comme DAMN de Kendrick Lamar, mes amours demeurent sur cette vibe old school toujours aussi présente. Si j’ai bien apprécié d’ailleurs le dernier album du Wu Tang Clan, l’album dont je parle aujourd’hui vient du duo Blu & Exile. Mélangeant à la fois hip hop old school et underground, In the Beginning: Before the Heavens est l’archétype de l’album réussi en tout point. Varié, avec un flow imparable et des instrus qui tapent sévère où il faut, cet album est le parfait album à écouter dans a peu près n’importe quelles conditions !

The Evol de Shaka Ponk

Je ne vais pas en reparler longuement, mais comme vous le savez, j’ai adoré cet dernier album de Shaka Ponk. Ma critique sur The Evol’ est d’ailleurs un des articles les plus lu voire le plus lu du blog ! quelques mois plus tard, cet album reste toujours dans mon casque, et je pense qu’un des éléments qui fait vraiment la différence est la passion. Tout comme Hybride de Mr Yéyé, ce qui transpire de l’album est la passion qui anime le groupe. Il suffit de voir une vidéo de concert, ou d’écouter les différentes reprises faites par le groupe, c’est un groupe de véritables amoureux de la musique, de passionnées, qui ont grandit et vivent uniquement pour cette chose qu’est le rock.

Je suis toujours aussi impatient d’aller les voir en concert au mois de mars prochain, au Zenith D’Auvergne, où l’ambiance devrait être au rendez-vous. Le peu que j’ai vu d’ailleurs de la scénographie, teasé par le groupe, est assez impressionnante ! Je suis également assez curieux de la setlist qui sera faite lors de cette tournée, en espérant que l’on aura principalement que des titres provenant de leur débuts et de The Evol’ et pas voir peu de titre provenant du White/Black pixel ape.

The Queen of Hearts de Offa Rex

Découvert par l’excellente chaîne Youtube Vague Noire lors d’une de leur vidéo consacré aux albums du mois, The Queen of Hearts était typiqement l’album que j’aime découvrir et écouter. Mélangeant les genres, les influences, les instruments, tout en proposant un ensemble cohérent, Offa Rex est un projet né d’un coté de la chanteuse anglaise Olivia Chaney et du groupe de rock The Decemberists. C’est durant la tournée de la première qu’ils se rencontrent et décident assez rapidement de travailler ensemble sur un projet. Influencé par les groupes de folk anglais des années 50 à 70, le groupe propose une musique considérée comme de la musique de chambre rock.

Le résultat final est un de mes albums préférés de l’année, et un depuis pas mal de temps. Extrêmement bien enregistré et produit, l’album est de base, et par sa volonté, une vraie réussite dans ce genre là. L’ensemble est enregistré sur bande et cela s’entend. La musique en elle-même, est un vrai régal pour les oreilles. Il suffit d’écouter un morceau pour se retrouver plongé dans la campagne irlandaise, à se balader dans les grandes étendues sur un jour venteux. C’est marrant, mais certains albums arrivent à me transmettre en plus des sonorités de véritables images, et cette raine de coeur m’a ressorti en pleine figure des souvenirs venant de mon voyage en irlande, datant de pourtant une dizaine d’année !

Utopia de Björk

Difficile pour moi de rester objectif devant un album de Björk. Björk fait parti de ces artistes qui n’ont jamais cessé de m’influencer, et de me créer musicalement. Peu d’artistes peuvent selon moi se targuer d’une si belle carrière avec aucun véritable raté, tout en se renouvelant constamment. Malgré tout, il semble quasiment impossible de tout aimer dans la carrière de la dame, et ces derniers album, vulnicura en tête, ne m’avait pas forcément convaincu.

Mais c’est avec Utopia qu’elle est revenue en cette fin d’année. Un album créé entièrement en collaboration avec le producteur et musicien Arca. Utopia est tout d’abord un des albums les plus positifs qu’elle a pu écrire. Considéré par elle même comme son album « Tinder », elle y parle aussi bien de ses nouveaux amours que de son ancienne relation, qui était au centre de vulnicura. Comme si elle fermait définitivement cette page. L’album se veut également beaucoup plus aérien, que ce soit avec cette utilisation du silence, de nappes très atmosphérique, mais également et surtout cette utilisation d’orchestre à flute, permettant de donner ce véritable aspect. Un album agréable à écouter et réécouter, où l’on découvre à chaque fois de nouvelles sonorités, mélodies.

Mais aussi : Stup Virus de Stupeflip, Montreuil / Memphis de Sanseverino, Hybride de Mr Yéyé, Le chat et d’autres histoires du Klub des Looser…

 

Beyond de Naâman

Après deux albums qui ne m’avaient pas convaincu, Naâman est revenu cette année avec Beyond. Un album beaucoup plus chill, un reggae plus teinté de sonorités acoustique. L’ensemble respire je trouve beaucoup mieux, et même si une partie de l’album me plait moyennement en terme de composition pure, une bonne partie de Beyond est pour le coup plutôt réjouissante. Je me ferais d’ailleurs un plaisir d’aller revoir le normand à Clermont-Ferrand au mois de mai à l’occasion du festival Hippocampus !

Lamomali de -M-

j’aime -M- de tout mon coeur. Il a été mon premier concert marquant en 2005 lors de sa tournée Qui de Nous Deux, je l’ai vu depuis 3 autres fois en concert lors des différentes tournées effectuée pour ces albums. Matthieu Chedid fait parti avec Jack White de la raison pour laquelle je fais de la guitare aujourd’hui, et je suis donc chacun de ses projets. Lamomali était pour le coup un album que j’attendais pas mal, notamment pour sa collaboration avec des musiciens venant du Mali.

Et le résultat final est aussi intéressant que décevant. La moitié de l’album est une grosse claque, avec une composition à toute épreuve, une interprétation magistrale, mettant en avant ce mélange de world music et de pop sans tomber dans la caricature habituelle du genre. Un morceau tel que Cet Air est un de mes morceaux préféré de l’année pour dire. Le soucis est que l’album est tout de même tout sauf constant, et on tombe dans une caricature disco-pop qui pour le coup freine totalement mon enthousiasme pour l’album. Solidarité par exemple tombe dans le soucis d’avoir un morceau de world music avec quinze invités, une basse ultra caricaturale et c’est vraiment dommage. J’aurais par contre vraiment adoré voir le projet en concert, car cela devait promettre une véritable moment musical impressionnant.

Relaxer de Alt-J

Troisième album pour le groupe Alt-J. Après deux albums ultra convaincant et véritablement marquant, le groupe anglais revient cette fois-ci avec un album qui, si il est différent de ce qui a été proposé avec les deux premiers essais, m’a pour le coup moins convaincu. Moins de titres mémorable, moins de variété, on sent que le groupe commence a tomber dans une panne d’inspiration, surement par ce besoin de ressortir un album tout les deux ans. Prenez votre temps les gars !

La Vraie Vie de Bigflo et Oli

Inutile je pense de présenter Bigflo et Oli. Le duo toulousain a su créer la surprise en sortant leur premier album en 2015 avec leur album La cours des grands et sont devenus aujourd’hui un des duo de rap français les plus intéressant actuellement. La vraie vie est donc leur second album, un album de la confirmation pour eux, qui connait déjà le succès qu’il mérite. Cet avis sera purement subjectif pour le coup. La Vraie Vie, c’est pour moi avant tout des instrus, des beats, qui sont pour moi les meilleurs sortis cette année. Le duo est tout simplement des tueurs sur cet aspect, et personne leur arrive à la cheville aujourd’hui en France. Ils ont réussi d’ailleurs à ne pas suivre la mode actuelle de la trap à outrance et je ne peux que les féliciter !

Le soucis que je peux avoir sur cet album, et ce n’est pas sur l’intégralité des titres, c’est leur textes. L’ensemble manque pour moi de variété, et tombe même parfois dans un égotrip un peu too much. Mais pour un second album, la performance de produire un contenu de tel qualité est déjà fou. j’aurais cependant adoré avoir de véritables moments où le duo part en freestyle totalement, et lache du coup leur barrières fixée avec la composition. C’est ce qui fait par exemple selon moi la force de certains track, cette faculté à se libérer de toute contraintes. Mais cela n’empêche en rien que La vraie vie reste un excellent album, où je prend toujours plaisir à écouter certains morceaux.

1970 de Avishai Cohen

On va partir cette fois un peu plus dans le jazz, avec le dernier album de Avishai cohen. si j’ai eu l’occasion de le voir en concert à Jazz in Marciac, où il présentait d’ailleurs cet album, l’écoute de ce 1970 m’a pour le coup donné une impression mitigé. Le contrebassiste ici donne quasiment un coup d’arret à son jazz pour proposer un album beaucoup plus pop et soul, où, si le groove y reste intact, l’ensemble manque d’improvisation. Dommage, car certains morceaux sont de vraies réussites, tel que Move On, et lorsque l’artiste sort de ces titres plus « commerciaux », on retrouve la patte du contrebassiste avec des morceaux inspiré et aux sonorité venant tout droit d’Israel, son pays d’origine. Un premier album d’Avishai Cohen en tant que chanteur réussi, mais un peu trop commercial.

Mais aussi : 11 Short Stories of Pain & Glory de Dropkick Murphy’s, No Plan de David Bowie, Echolocation de Gone is Gone, Panzer Surprise de Ultra Vomit…

 

Ti Amo de Phoenix

J’ai toujours apprécié les albums de Phoenix, ils ont toujours su créer un univers musical cohérent, sympathique à écoute, et où les musiciens les plus férus peuvent s’y retrouver avec de la subtilité. Avec Ti Amo, phoenix s’est un peu perdu, tout en conservant sa touche. on sent un véritable manque d’inspiration, malgré quelques morceaux vraiment efficace. Mais si j’ai mis cet album de Phoenix en flop, c’est en grande partie pour la tournée autour de l’album. J’ai vu le groupe au festival Beauregard, et j’ai été triste de constater à quel point le groupe s’est américaniser, jusqu’au point de ses concerts. Avec une scénographie basée sur une idée, celle des miroirs, il est dommage que l’ensemble n’ai pas été plus exploité alors que le potentiel était fort. Le manque de communication du groupe avec son public est de plus pas très explicable, alors qu’ils sont en France. Une véritable déception.

Villains de Queens of the Stone Ages

J’aime de tout mon coeur les Queens of the Stone Ages. Ils font parti de ces groupes qui, adolescent, m’ont fait vraiment découvrir tout un genre musical dont je suis maintenant un grand amateur. Era Vulgaris est d’ailleurs un album que j’ai acheté en Irlande dans un HMV à Dublin. Chaque sortie d’album est alors pour un vrai évènement tant le groupe de Josh Homme me passionne, et après la tuerie qu’était …Like Clockwork, j’en attendais beaucoup de cet album. Et la douche à été pour le coup assez froide. Passé les deux premiers morceaux vraiment intéressants, le reste de l’album parait pour le coup plutôt vide. De la production beaucoup plus pop qu’auparavant, à la quasi perte de toute sonorité grave et basse, pourtant importante dans la musique du groupe, on sent que les QOTSA ont voulu se renouveler en tentant un véritable nouveau virage. Au final, ce virage est pas si contrôlé que ça, et je me suis retrouvé en me disant, autant retourner sur le dernier album de Mr Iggy Pop, Post Pop Depression, qui lui est une véritable tuerie ! (Au passage, Iggy Pop en concert ça envoie vraiment).

Live at Pompeii de David Gilmour

Dans les monuments de l’histoire du rock, j’appelle Mr David Gilmour à la barre. Le guitariste, personnellement un de mes préférés, est accusé aujourd’hui d’avoir renié son propre mythe. L’idée de refaire un Live at Pompeii en soit est  vraiment cool, car il y a l’aura mystique d’être un des lives les plus fous jamais enregistré, provenant d’une période aussi psychédélique que géniale de Pink Floyd. Mais lorsque l’on rejoue dans un tel lieu sans faire un seul morceau joué à l’époque c’est déjà plutôt triste. Même pas Echoes ! Il ne faut pas abuser !

En plus de cela, Gilmour concentre une trop grosse partie a son dernier album, Rattle Than Clock, qui est loin d’être bon. Et pour couronner le tout, je trouve que c’est un des concerts les moins inspirés de Gilmour, notamment en terme de sons et de solos.

La fête est finie de Orelsan

Pour faire vite, j’aime bien Orelsan. J’adore son second album solo qui est une tuerie ; mais encore plus son duo avec Gringe, les casseurs flowteurs, avec deux albums dont un film que j’adore. Mais pourtant, La fête est finie m’a déçu, et ce n’est pas grave en fait ! Les thématiques des morceaux ne me touche pas vraiment (en dehors de San), les instrus sont un peu trop orienté rap actuel et donc trap (et j’aime pas la trap), donc ça limite mon appréciation de cet album. Mais c’est un bon album, juste que je ne l’aime pas. Par contre je le verrais très certainement cette année au moins une ou deux fois en festival, pasque ça reste un mec que j’apprécie !

Songs for experience de U2

Je ne comprend pas pourquoi les journaleux donnent de bonne critiques à cet album. Il est vendu comme le vrai retour du groupe à ses anciens amours. Mais au final, lorsque l’on écoute l’album, il y a quasiment aucune guitare, aucun riff, on à l’impression d’avoir un mauvais album de Coldplay (alors que Coldplay a rien fait de vraiment bien depuis un bail). Song for Innocence a pour le coup trois fois plus de morceaux efficace et bien foutu que cet album, à la production poussive et au mixage raté.

Mais aussi : Machine Messiah de Sepultura, Humanz de Gorillaz, Revival de Eminem, All American Made de Margo Price…

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3 commentaires

  1. Bravo pour l’article. Je suis plutôt d’accord avec toi. Surtout pour l’album de M qui m’a franchement déçu, étant donné que j’étais fan des musiciens avec lesquels il joue.
    Je ne mettrais pas U2 dans les flops, dans le sens ou selon moi ils n’ont jamais rien fait de vraiment bon… Mais ça reste mon avis 🙂
    Joli travail en tout cas 🙂

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