Top/Flop 2017 : Cinéma

C’est la fin de l’année ! J’espère que vous passez de bonnes fêtes, que vous mangez bien et que vous avez été gâté. Pour fêter la fin de l’année comme il se doit, je vous propose comme chaque année, un Top/Flop de cette année 2017 !

Cette année 2017 a été pour le coup plutôt chargée en terme de sortie, notamment culturelles et artistiques. Pour ce premier article, je vous présente mon Top/Flop concernant le cinéma. Attention, je ne parlerais ici que des films que j’ai vu et qui sont sorti en salle depuis le mois de Janvier 2017. Mademoiselle de Park Chan-Wook ne fera donc malheureusement pas partie de la liste. Les films seront classés en trois catégories : Top pour mes coups de cœur, Meh pour des films moyens et Flop pour mes déceptions et coups de gueules. J’ai vu cette année quasiment une cinquantaine de films entre sorties en salles et DVD/Blu-ray/VOD.

Nocturnal Animals de Tom Ford

On commence ce top avec du très très lourd ! Nocturnal Animals est le second film de Tom Ford, déjà à l’œuvre dans l’excellent A Single Man. Nocturnal Animals est un film qui peut paraître complexe au premier abord. Trois histoire se mêlent et s’entremêlent. Il y a la narration présente, celle de Susan Morrow, gallériste ; la narration passée de susan, et de son histoire amoureuse avec Edward Sheffield. La troisième narration est celle d’un livre, Nocturnal Animals, que Susan reçoit de la part d’Edward, racontant une histoire sombre et sordide.

Nocturnal Animals n’est pas un film qui plaira à tous. Violent, dérangeant, perturbant, le second film de Tom Ford est un coup de poing que l’on se prend au bide dès les premiers instants. Mais si on arrive a rentrer dans cet univers, on y trouvera une image sublime, un montage parfait, une bande son originale et un jeu d’acteur sublimé. Pour ma part, Nocturnal Animals est le premier film m’ayant autant pris aux tripes depuis l’excellent Killer Joe de William Friedkin !

Baby Driver de Edgar Wright

La sortie d’un nouveau film de Edgar Wright est un événement en soi. Après s’être fait remercié pendant le développement de Ant-Man pour Marvel, le réalisateur s’est mis à travailler sur le film Baby Driver. Baby Driver, c’est l’histoire de Baby qui fait des aventures avec du braquage, de l’amour et de la musique dans les oreilles.

Baby Driver est un excellent film, vous pouvez d’ailleurs retrouver sur le blog une critique du film, mais également une analyse de fond sur l’utilisation de la musique dans celui-ci. Baby Driver m’a marqué, m’a proposé un moment de cinéma purement divertissant, mais tout en étant une redécouverte de chaque instant avec sa mise en scène inventive, son montage habituel chez Mr Wright, mais surtout par sa bande son qui constitue une des meilleures depuis pas mal de temps. Un film à voir absolument, qui plaira à tous !

Patti Cake$ de Geremy Jasper

On reste dans la musique, mais en changeant de genre ! Patti$ Cakes est le premier film de Geremy Jasper, et raconte l’histoire de Patricia, une chanteuse de rap amateur dans une ville paumée du New Jersey. Son rêve est de quitter le New Jersey et de devenir une grande rappeuse.

Patti$ Cakes est un véritable coup de cœur personnel. Véritable Feel-good movie, le film rythmé aux son des beats ravageurs et de rap-battle démoniaque donne une véritable pèche. Pour un premier film, Geremy Jasper rend une copie vraiment excellente en plus, que ce soit sur la réalisation soignée, sur l’histoire mais aussi sur la musique qu’il a lui-même composé. Un véritable premier film d’un auteur que j’espère revoir rapidement !

Au Revoir Là Haut de Albert Dupontel

Que dire de plus que ce qui a déjà été dit? Au revoir Là Haut est un chef d’œuvre du cinéma Français. Adaptation d’un prix Goncourt, joué à la perfection par l’ensemble du cast.

Le soucis est que je n’ai pas grand chose à dire en dehors du fait que je ne peux que vous conseiller de foncer voir ce film de par sa puissance.

The Girl From The Song de Ibai Abad

J’en avais déjà parlé lors du premier podcast de Danger Zone, mais The Girl from the Song est un de mes coup de cœur de l’année. Réalisé par Ibai Abad, le film est une réécriture moderne du conte d’Orphée et Eurydice, proposant une plongée visuelle dans Burning Man, un des plus grand festivals du monde.

Beau, touchant, musical, le film pourra vous toucher personnellement, de par son écriture aussi fine que réussie, et par la performance de Joséphine Berry.

Mais aussi : Born to Be Blue, Ça, Ce qui nous lie, Band Aid, Problemos, Okja, La mise a mort du cerf sacré

 

Blade Runner 2049 de Dennis Villeneuve

Dennis Villeneuve est un réalisateur que j’aime beaucoup. Il fait parti depuis maintenant quelques année de cette nouvelle génération de réalisateur capable de sortir quasiment tout les ans un film de qualité, variant à chaque fois les plaisir, tout en montrant une véritable progression dans son cinéma entre chaque film. C’était donc avec à la fois pas mal de curiosité et de crainte que j’ai été voir ce Blade Runner 2049, suite d’un de mes véritables films cultes.

Blade Runner 2049 pour commencer est compliqué à raconter. De nombreuses intrigues et sous intrigues sont mises en places afin principalement de mettre en avant tout l’univers créé. Visuellement le film est une belle réussite, qui explose la rétine à chaque instant. Mais là où le film m’a laissé un peu sur ma faim n’est arrivé au final que longtemps après la séance cinéma. Le fait est que le film ne m’a laissé aucun souvenir véritablement mémorable. Et lorsque l’on s’appelle Blade Runner, j’ai l’exigence d’un souvenir mémorable.

Lego Batman, Le film de Chris McKay

Après le succès planétaire de La grande aventure Lego, la marque suédoise a mis en chantier un nombre faramineux de projets et suites. Le premier à sortie est alors Lego Batman, Le Film. Réalisé par Chris McKay que l’on connait principalement pour l’excellente et hilarante série Robot Chicken. On était donc en droit d’attendre un film véritablement fou, avec l’humour auquel nous avait habitué le premier et excellent film du duo Chris Miller et Phil Lord. Et pour le coup, si le film est une belle réussite, je suis resté un peu neutre concernant le résultat final.

L’humour, ultra présent et parodique, brisant les codes ultra sérieux des dernières productions filmiques. Le film joue également avec cet héritage et s’amuse avec de nombreuses références. Le soucis est que le film se base un peu trop sur cet aspect, et peine du coup a proposer une véritable histoire convaincante, notamment sur son troisième acte qui essaie de se débarrasser un peu vite de son histoire.

Moonlight de Barry Jenkins

Moonlight est véritablement LE film à oscar de l’année. Ayant tout emporté avec lui trois gros oscar dont celui du meilleur film. J’ai pour ma part vu le film autour de cette période là en Février. L’histoire raconte celle de Chiron, un afro-américain vivant à Miami, que l’on suivra à trois période clés de sa vie.

Le film est bon, bien réalisé, excellemment joué, mais et comme c’est souvent le cas avec un film dit à oscars, est au final assez oubliable. Tout comme Blade Runner 2049, je n’ai pour le coup quasiment aucun souvenir du film, ce qui est pour le coup assez dommage.

Get Out de Jordan Peele

Alors ici on a clairement le cas d’un film que j’ai adoré, mais que j’ai failli détester par sa fin. Get Out de Jordan Peele raconte la visite de Chris chez sa belle famille. Le soucis, c’est que lui est une personne de couleur noire, et ses beaux parents sont des personnes de couleurs blanches, vivant dans une atmosphère un poil colonialiste.

Qu’on se le dise, le film est une grosse tuerie, que ce soit en terme de réal, d’ambiance, de musique, d’acting. MAIS, car il y a un mais, le dernier acte du film m’a ennuyé. Facile, gratuit et pour le coup un peu en contradiction avec tout ce qui a été posé dans ce film, cette conclusion m’a pour le coup semblé une véritable facilité du réalisateur ne sachant pas comment finir son film. Dommage.

Detroit de Kathryn Bigelow

Il va être dur de parler de Detroit pour ma part. J’ai pour commencer un affect assez limité pour la réalisation de Kathryn Bigelow. J’ai toujours eu du mal avec sa réalisation que j’ai trouvée toujours ambigüe en terme de sens, on se sait jamais véritablement dans quel camp elle se situe. J’avais adoré Démineurs mais Zero Dark Thirty et sa manière de sublimer le corps militaire américain m’avait pour le coup complètement refroidi. S’attaquer à un sujet aussi difficile que les émeutes de Détroit de 1967 était donc assez risqué.

Et si le résultat est quand même une belle réussite, avec un premier arc vraiment réussi, la suite m’a pas mal questionné sur le sens de sa réalisation. Le second arc narratif du film se focalise sur une seule et unique situation connue et ayant eu lieu pendant les émeutes, visant, et on le voit dès le début, à remettre en question les bavures policières de l’époque. Mais quel est l’intérêt de rester pendant une heure entière sur cette même situation, mettant le spectateur devant une situation de sadisme gratuit, tout en mettant en avant l’uniforme policier avec sa caméra. Une véritable ambivalence dans la réalisation qui m’a pour le coup dérangé.

Mais aussi : A Ghost Story, Jumanji, Ingrid Goes West, Baywatch, Jackie, Tous en Scène, Kingsman 2

 

Dunkerque de Christopher Nolan

On s’attaque maintenant aux flop de l’année, et je ne suis pas là pour rigoler pour le coup ! Dunkerque de Christopher Nolan, c’est l’énième film du réalisateur à vouloir faire dans le spectaculaire, tout en compliquant un scénario de façon gratuite. Le film est divisé en trois narrations/timeline : sur terre, dans les eaux et dans les airs. Le « truc à la Nolan » ça été de vouloir mélanger tout cela, faire répondre ces histoires et proposer ainsi au spectateur un grand spectacle jamais vu. A noter que c’est le premier film que le monsieur écrit en solo, sans son frangin.

Alors pour le coup plusieurs choses à dire. Tout d’abord il faut savoir que Dunkerque c’est un projet que je suis depuis ses tout débuts. j’étais à cette époque à Dunkerque lors de la préparation et le tournage du film, j’ai notamment été sur le plateau à de nombreux moment, qu’il y ait ou non les décors fabriqués du film. Je connais donc le processus de réalisation du film comme jamais je ne le connaitrait je pense, et j’ai vu du coup certains jour de tournages avec et sans figurants et explosions. Je m’attendais pour le coup à ce que ce soit un problème lors du visionnage du film, mais au final ce qui m’a dérangé est la forme du film. Il faut savoir que je suis loin d’être un fan du réalisateur et même au contraire, j’ai eu du mal avec l’ensemble de ses films depuis The Dark Knight, ce qui fait au final que peu de film que j’apprécie. Je ne comprend pas la volonté de Nolan de toujours compliquer à foison ses films, ou de faire une illusion du film compliqué. On a survendu Inception comme un film complexe alors qu’il est au final plutôt classique, The Dark Knight Rises se perd tout seul dans ses sous intrigues inutiles, et je ne parlerais même pas de Interstellar qui est limite nombriliste.

Mais si on revient à Dunkerque, j’ai trouvé que oui le film est joli, bien réalisé, un travail sur le son vraiment intéressant, mais on s’y fait chier ! Ca se regarde, ça en fait des caisses pour au final pas grand chose ! Allez plutôt voir Week-end à Zuydcoote de Henri Verneuil, vous aurez un vrai bon film avec un Bebel incroyable dedans !

Grave de Julia Ducournau

Nous avions eu l’occasion de parler ici de Grave au travers d’un Horror Zone écrit par Raphael K, mais je vais du coup vous donner mon avis sur le film, qui se rapprochera pas mal du sien. On a vendu et survendu Grave comme étant un grand film d’horreur, j’ai trouvé que pour le coup c’est un film raté !

visuellement déjà, je dois dire que j’ai apprécié le premier tiers du film, y a des intentions de réalisation intéressante, mais par la suite il y a un pêle-mêle d’inspiration purement visuelle sans donner aucun sens à l’image. Lorsque l’on veut utiliser un cadre précis, des couleur précis, on doit avoir des choses à dire avec, et non juste proposer une image belle. Julia Ducournau dans son film cite pas mal le Giallo, genre cinématographique italien (matez Suspiria par exemple), mais ne donne pas de sens à cette réalisation très particulière. Dario Argento, lorsqu’il utilise de tel procédé, veut montrer la perte de conscience, la perte de repère, ou encore la perception de la beauté horrifique. Dans Grave, rien de cela n’est dit, et c’est aussi en partie à cause d’un scénario mal écrit et incohérent. Je vous invite vraiment à lire de toute façon notre Horror Zone consacré au film, je suis pour le coup vraiment d’accord avec ce qui est écrit ! Si je vous conseille de voir un autre film à la place, allez plutôt regarder Suspiria ou Opera de Dario Argento, vous prendrez une belle leçon de cinéma !

Thor: Ragnarok de Taika Waititi

On va faire vite, je voulais redonner une chance au Marvel Cinematic Universe avec ce Thor, et bien c’est raté. ce sera définitivement le dernier film de super héros que j’irai voir en salle. C’est plat, faussement fun, se disant cassant les codes du héros, se vend comme un film jamais vu, osant comme jamais pour un film Marvel, la réponse est NON. Je n’ai pas grand chose d’autre à dire, je me suis ennuyé totalement pendant la séance. Allez plutôt jeter votre regard sur Vampires en toute intimité du même réalisateur, vous allez bien rigoler.

La La Land de Damien Chazelle

En début d’année, mon confrère Raphael K à sorti un article choc sur Danger Zone : Pourquoi, d’après moi, La La Land n’est pas un grand film. Et bien, je l’ai vu par la suite La La Land, est en plus de ne pas être un grand film, ce n’est même pas un bon film !

J’aime bien Damien Chazelle, Wiplash était vraiment un super film, une belle réussite, et le voir faire une comédie musicale était pour le coup séduisant, espérant de voir une évolution du genre, qui piétine à véritablement évoluer. Sauf que, et c’est un soucis, La La Land est en fait Singing in the Rain, en moins bien. Quasiment le même scénario, le même aspect méta-film. Le film se veut de plus spectaculaire en terme de réalisation, sans donner de sens non plus à certaines séquences. le spectaculaire pour le spectaculaire peut être bien et intéressant, mais ne donne pas grand chose au final. Il suffit simplement de comparer deux plans séquences sorti cette année : l’introduction de La La Land, et le générique de Baby Driver. Le premier se veut spectaculaire, avec des changements dans tout les sens, voulant montrer la force technique du film, mais ne sert strictement à rien dans le récit. Le second quand à lui, nous fait suivre Baby dans une de ses routines, nous impliquant alors dans le personnage, dans sa tête, rythmant entièrement la scène avec la musique que le personnage à dans ses oreilles.

Dès le début du film, La La Land ne nous implique jamais dans ses personnages. Au final on se fout donc de ce qui leur arrive, et la réalisation voulant montrer uniquement de la virtuosité ne sert pas le film pour le coup. Et puis, si on prend la structure des morceaux choisis, on est dans un classicisme pur : La grande choré de l’intro, la chanson de la fille amoureuse, le numéro de claquette… Le seul soucis, c’est que dans une comédie musicale, les numéros musicaux sont moteurs de l’intrigues, ils doivent à eux seul permettre de raconter l’histoire, et ce n’est jamais le cas dans La La Land. Damien Chazelle délivre ici une comédie musicale qui n’en porte que le nom, sans jamais comprendre ses codes, jouer avec, et en les utilisant au final de façon gratuite dans un soucis de prouesse technique. Du coup, si vous souhaitez voir une vraie comédie musicale moderne qui joue et renouvelle ses codes, regardez Dancer in the Dark de Lars Van Trier, vous apprendrez quelque chose et vous vivrez une vraie expérience forte.

Mother! de Darren Aronofsky

Il fallait bien trouver un dernier film. Darren Aronofsky est un réalisateur que j’aime autant que je le déteste. J’ai adoré Requiem for a Dream et the Wrestler qui sont deux films ayant forgé ma cinéphilie, mais j’ai tout autant détesté The fountain, un film très nombriliste, et Black Swan, qui est une pâle copie de Perfect Blue de Satoshi Kon jusqu’à avoir des scènes copiées plan par plan.

Si j’avais pour le coup zappé et ignoré sa réécriture de Noé qui m’avait semblé dès sa conception un film pompeux et emplis de clichés. Pourtant j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et j’ai été voir Mother! sa dernière œuvres. Et dès les premiers instants, j’ai senti que l’ensemble serait compliqué. Nous mettant véritablement dans la peau du personnage de Mother, incarné par Jennifer Lawrence, on passe deux heures de film a la voir durant deux périodes, la première où elle se plaint de travailler et de voir des gens chez elle, et la seconde où elle tombe enceinte.

Le soucis est que Jennifer Lawrence n’arrive déjà à aucun moment à convaincre dans son rôle. Jouant un personnage énervant au possible, il nous est impossible pour le coup de nous impliquer dans le film, on se retrouve donc face à un spectacle d’une râleuse durant tout un film, mariée à un auteur qui lui aimerai juste rester célèbre et vivre sans être isolé. Le film se veut emprunter au fantastique, citant des films tel que Rosmary Baby, mais ne parvient à aucun moment à convaincre, dans sa forme, beaucoup trop tape à l’œil et abusant d’effets de style pas beau visuellement, avec un fond simplement absent. Aronofsky reste pour le coup encore un réalisateur de film creux, usant de symboliques gratuites sans aucun but. Du coup si vous voulez voir un vrai thriller psychologique, avec des symboliques qui ont du sens, allez tourner votre regard sur L’antre de la Folie de John Carpenter.

Mais aussi  : Kong Skull Island,Death Note, Wonder Woman, Les Proies, Spiderman Homecoming, Song to Song

C’est tout pour le Top/Flop cinéma de 2017, je vous donne rendez vous bientôt pour la suite des Top/Flop de cette année !

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