Au cœur des festivals #4 : Beauregard Day 2

En train d’attendre pour la douche, précieux sésame de tout festivaliers, je me décide à enfin écrire ces petites lignes, pour parler de la journée du samedi du festival. Une journée placée sous le signe de guitare graouh et de la nostalgie.

Mais tout d’abord, je vais pouvoir parler un peu du métier de bénévole en merch artiste. Nous sommes un stand que l’on pourrait un peu considérer comme bâtard dans le festival : nous sommes un stand « officiel » mais nous ne dépendons au final non pas du festival mais de la production des artistes. Ce sont eux qui en effet nous fournissent en tee-shirts, sac et goodies en tout genre. On peut ainsi se retrouver une journée avec le merch de deux artistes, et le lendemain de 4 ou 5. Le festival Beauregard propose pendant deux années maintenant le système de cashless permettant aux personnes de ne pas utiliser sa carte bancaire. Mais le stand artiste dépendant des artistes, nous n’utilisons pas le système. C’est pour le coup plus pratique pour nous, mais on se retrouve avec pas mal de festivaliers mal informés.

13h20, je me décide de finir l’écriture de cet article, après être arrivé au festival

La journée d’aujourd’hui était placée sous le signe du rock, avec de belles découvertes. La première était MPL (Ma Pauvre Lucette). Ma pauvre Lucette, c’est de la chanson française très très bien écrite, des mélodies et harmonies impressionnantes et une ambiance vraiment bien à elle. Il faut accrocher, mais pour ma part ça été le parfait concert pour débuter la journée.

Les anglais de Yak ont suivi, avec un rock très nerveux, inspiré des premiers groupes punk des années 70 pour l’énergie, des white stripes pour le son, et d’un nombre d’influences diverses et variées. Signé chez Fat Possum Records, le groupe détonne et à livré une excellente performance, parfaite entrée en matière sur ce qui suivra.

Je ne parlerais pas de Vald qui n’est en aucun cas la musique que j’écoute, et j’ai écouté de loin The Editors qui m’a semblé être un bon groupe de pop midinette sans plus.

Le gros bout de la soirée arrive, avec les australien de Airbourne. Adoré comme critiqué comme une copie de ACDC, le groupe propose depuis une petite dizaine d’années un hard Rock burné et festif. C’est la deuxième fois que j’ai la chance de voir le groupe, et je dois avouer avoir encore une fois pris un sacré pied devant le groupe.

Enchaînant les titres à vitesse grand V, suivi par un public en forme, malgré, comme dans tout festival de musique non extrême, une méconnaissance des différents mouvement de foule (pogo, Circle pit ou Wall of Death) rendant l’ensemble pour le coup dangereux. On voit clairement dans le pit la différence entre les habitués du métal, remettant debout ceux qui sont tombés, aux autres fonçant sans but. La sécurité mérite également un carton rouge, en renvoyant les slammeurs dans la fosse au lieu de les repêcher, c’est dangereux et il faudrait prévenir à l’avance les agents des risques.

Après la furia australienne, l’igouane est apparu sur la scène principale, afin de déchaîner les foules. Tel un véritable charme d’assaut, le bougre attaque avec tout les titres cultes de sa carrière, débutant le concert avec un I wanna be your Dog de folie, Iggy Pop étant dans une très grande forme. Et l’ensemble du concert sera un véritable déroulé d’une carrière de presque 50 ans, sans oublier quelques morceaux plus calme comme le récent Gardenia ou l’incontournable The Passenger, joué dans une version rock inédite et très efficace. Voir Iggy Pop en concert est une véritable chance et un honneur, permettant de voir que même à 70 ans, on peut encore faire de telles performance scénique.

L’ambiance du festival s’est calmé par la suite, en même temps que la musique, avec un set jazz-rock funk de la part d’Ibrahim Maalouf. Si il est un artiste que j’aime beaucoup, j’ai plutôt apprécié les quelques minutes vues du set. À noter la performance de la section basse-batterie vraiment folle. On regrettera par contre que les autres musiciens ne soient pas plus mis en valeur par contre. Il devra confirmer en août avec son concert « Big band » à Jazz in Marciac.

La déception du festival doit bien arriver à un moment, et Phoenix doit porter pour le moment le fardeau. Le groupe versaillais est revenu cette année avec un album, Ti Amo, qui reste dans la lignée de ce qu’ils ont fait, ajoutant la touche électro pop à la mode aujourd’hui. Le concert a proposé au final peu de morceau du nouvel album, et pas mal d’anciens titres, réarrangés pour la tournée. Le soucis que j’ai avec le concert, c’est le peu de générosité du groupe. Aucun changement par rapport aux autre concerts de la tournée, et il y a pratiquement eu 30-45 minutes de concert avant d’entendre un merci de la part du chanteur. Trop peu de communication, ce qui est complètement bête venant d’un groupe français sur ses terres.

Concernant la mise en scène, le groupe est resté je trouve chiche, malgré la bonne idée d’avoir un écran sur le sol. Le problème est que l’utilisation d’un miroir en haut de la scène à la place d’un autre écran, empêche toute variation de mise en scène. Cela aurait peut être intéressant d’avoir une caméra au dessus de la scène, et un second écran, permettant du coup une liberté dans la mise en scène et une variété sur l’ensemble du concert. On se lasse donc assez rapidement je trouve du concert, mais qui plaira au public voulant voir le groupe pour les hits.

Au final phoenix a été le dernier groupe que j’ai pu voir, les horaires de travail de bénévolat étant une conséquence bienvenue concernant mes goûts musicaux.

Je donne rendez-vous dès demain pour le retour du dernier jour de Beauregard, où je verrais le grand Huber Félix Thiefaine en formation rock orchestral.

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