Le festival du court métrage de Clermont-Ferrand le temps d’une séance.

Comme chaque année, le début du mois de février est l’occasion pour la ville de Clermont-Ferrand d’accueillir le Festival international du court métrage. J’ai eu l’occasion de me rendre à une séance qui m’avait particulièrement fait de l’œil, voyons ce qu’il en est !

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Il faut tout d’abord casser une image que trop de personnes ont aujourd’hui : non, Clermont-Ferrand n’est pas une ville morte ! 

Au contraire je dirais même, la ville s’avère être, pour une personne aimant la culture, une des villes les plus riches. entre ses musées, ses nombreuses salles de concert, théâtre, comédie, salles de concert et ses festivals. Clermont-Ferrand se dote tout de même de deux des plus grands festivals actuel : le festival de musique Europavox, et le festival du court métrage qui à une portée internationale.

C’est durant la semaine du 3 au 11 février que toute la ville était alors sous les couleurs de l’événement.

Il était en effet difficile lorsque l’on vit sur place de ne pas entendre parler du festival : entre la multiplicité des lieux diffusant les films, les restaurants et bars organisant des événements pour l’occasion, et l’ensemble des affiches, et des personnes flânant dans la ville, doté de leur badge ou de leur sac dédié à l’événement.

J’ai donc décidé d’aller par moi-même au festival, en effet, si une très grosse partie du festival (comme le marché du court-métrage) est principalement axée davantage pour les professionnels du cinéma, le public pouvait quand à lui assister tout les jours à des dizaines de séances, regroupant de 3 à 6 courts métrage. On peut d’ailleurs féliciter le véritable effort de médiation effectué, avec la diversité des programmes, des lieux, et le tout avec un prix unique de 3,5€.

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C’est donc à l’occasion d’une séance estampillée SACEM que je me suis rendu dans une salle obscure de la Maison de la culture de la ville assister à la présentation de trois courts métrages. Le thème de la séance m’avait particulièrement plu car il traitait du point de vue du compositeur et non du réalisateur. Il est intéressant de voir que on peut également promouvoir le cinéma par d’autre point de vue que celui du réalisateur ou du producteur et c’est une démarche qui m’a plutôt séduit.

La seconde raison qui m’a poussé à assister à la séance, est la présence du court métrage de Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos et auteur de plusieurs romans. Mathias Malzieu fait parti de mes héros depuis tout petit. Entre les albums de Dionysos m’ayant suivit depuis tout petit, à la découverte de ses romans, poétiques et touchants, il fait parti des personnes ayant une grande influence sur la personne que je suis aujourd’hui.

Mathias était de plus présent lors de la séance pour présenter après la projection, certains aspect du court métrage lors d’une session de questions/réponses avec les autres compositeurs des courts-métrages.

Les courts métrages visionnés : 

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L’obsolescence programmée des machines

L’obsolescence programmée des machines est un court métrage réalisé par Marie-Sophie Chambon, avec Alexandre De La Baume à la composition. Traitant de l’adolescence au travers du stage de troisième, le court métrage parle de thèmes tel que le monde de l’entreprise, le tout avec un humour noir assez agréable. Si la réalisation tombe assez souvent dans une mise en scène très conventionnelle du cinéma français actuel, l’écriture des dialogues est la plus-value de ce court métrage. La composition de Alexandre De La Baume quand à lui permet de donner au court-métrage une atmosphère assez légère, permettant de créer un véritable contraste avec le texte du film et les dialogues humoristique. L’exemple parfait est cette scène finale filmée au ralenti où une musique atmosphérique est présente alors que la situation de la scène est hilarante.

Si l’obscolescence programmée des machines n’a pas été mon gros coup de cœur de la séance, j’ai passé un plutôt bon moment devant.

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Le Distributeur d’aurores boréales

Le distributeur d’aurores boréales est un court métrage réalisé par Mathias Malzieu, avec sa propre participation à la composition musicale. Suite spirituelle de La mécanique du coeur, il raconte l’histoire de Lola, collectionneuse d’horloge cassée. Si j’ai adoré le court métrage, il y a néanmoins un gros reproche que je dois tout d’abord effectuer : il est très difficile d’envisager l’oeuvre de Mathias Malzieu par ce court-métrage là. En effet, si vous ne connaissez ni ses livres, ni Dionysos, l’ensemble de ce court métrage pourrait vous paraître assez anarchique et sans aucun sens.

Mais passé ce point là, que dire du court métrage? Et bien Le distributeur d’aurores boréales est tout simplement un excellent court métrage. Avec une réalisation proche de ce que peut faire Jeunet ou Carax, tout en gardant des cadres originaux ; avec d’excellent acteur, dont la sublime et excellente Lola Bessis (une actrice que j’affectionne et que j’ai découvert dans son propre film Swim Little Fish Swim et France Kbek). Mais si le thème de la séance était de mettre en avant les compositeurs, c’est aussi l’occasion pour Mathias Malzieu de proposer dans son court métrage un petit endroit d’expérimentation sonore, et essayer de mélanger ainsi l’ensemble avec des images, en regardant le résultat. Et le résultat que nous avons est que le court métrage possède un montage son absolument dingue, où les musiques composée se mêlent avec les éléments de bruitage sonore, le tout pour finir dans une scène clipesque plutôt réussie, malgré un effet spécial final manquant un peu de précision.

Le Distributeur d’aurores boréales a été sans conteste mon court métrage préféré de la séance, grâce à la générosité du film et l’univers de Mathias Malzieu dont je suis un fan incontesté.

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La Costa Dorada

La Costa Dorada est le dernier court métrage de Noémi Gruner, avec Wissam Hojeij à la composition. Alors que le mouvement indigné est en marche en plein Madrid, Erika doit partir sur la Costa Dorada pour aider ses parents, souffrant également de la crise. Adaptant le style d’animation, le court métrage de Noémi Gruner propose une véritable entrée dans cette Espagne en crise. Il est alors tout à fait logique de retrouver un doublage entièrement réalisé dans la langue du pays et permet une véritable immersion.

La Costa Dorada est un court métrage que j’ai énormément apprécié, et d’autant plus par le travail qui a été effectué entre la mise en musiques et sonorités de l’image animée. Que ce soit par la scène finale, impressionnante, mais par l’ensemble du court métrage, de véritables sentiments nous parviennent pour dix minutes pour le coup plutôt marquantes. Après il faut d’après moi être sensible à l’animation en général pour apprécier pleinement La Costa Dorada, mais il est dnas tout les cas une véritable réussite.

En tout cas j’ai vraiment apprécié cette petite séance en plein festival du Court Métrage, et j’espère y retourner l’année prochaine, pour y effectuer davantage de séances !

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