HORROR ZONE : EPISODE 0

« Ne me faîtes pas honte » disait madame Reverdy.
Madame Reverdy c’était ma prof de philo’ en terminale. Une sacrée conne par ailleurs. On l’appelait Colgate avec un pote parce qu’elle avait toujours le sourire aux lèvres; tu sais ce sourire ultra-bright détestable qui voulait juste te dire « Je te méprise ».
Quand j’y pense quelle connasse… J’aurais du écrire n’importe quoi au Bac, juste pour l’emmerder ! Mais bon, j’avais bien plus à y perdre qu’elle.
Puis au final, avec le recul, ses cours m’ont aidé… Oui, je vous assure ! Ils m’ont aidé, malgré elle, à y voir plus clair dans le formatage de pensée détestable que l’ont tente de
nous infliger à l’école !
Et aussi à mieux étudier une question.
Avant ça, je cherchais toujours la réponse à des questions que je ne comprenais qu’à moitié, voir pas du tout… On l’a tous fait, certains le font encore. Mais ça, je l’ai bien retenu et ça m’a franchement aidé. Je suis content !
Alors : Merci madame Reverdy… mais va quand même bien te faire en***** !

Alors avant de parler de l’Horreur dans l’Art, il serait intéressant de savoir d’abord ce qu’est l’Horreur, bon dieu de bordel à queue !



« The Horror… The Horror. »

horror



 

D’après Wikipédia, l’Horreur c’est :

Une réaction psychologique et physiologique pouvant entraîner un traumatisme, entraînant la production massive d’adrénaline, des réactions d’écœurement. Provoquée par un rejet violent des conséquences d’une catastrophe, d’un dérapage comportemental ou présageant une fin prématurée voire imminente.

Et en plus simple, d’après mon Hachette Encyclopédie 2000 (le futur c’est maintenant !), c’est une :

Réaction d’effroi, de répulsion provoquée par quelque chose d’affreux. / Caractère de ce qui inspire une telle réaction. / Ce qui inspire l’épouvante, le dégoût.

Voilà.

Je vous souhaite une bonne soirée.

Votre serviteur (mais pas trop), Raphaël K



MISE A JOUR

Bon…
Apparemment des gens se sont plaints de la courte durée de mon article. Notamment les 2 lecteurs assidus de ce blog : les parents du propriétaire de ce blog…
Je tiens à leur dire que je ne touche pas 1 thune en écrivant sur ce blog à la con. Donc Fuck.

Bonne soirée.

Votre serviteur (qui vous emmerde), Raphaël K



MISE A JOUR 2

Je remercie Gemma Arterton pour sa magnifique lettre concernant le blog. Elle dit adorer ma manière d’écrire et se dit très intéressée par l’Episode 0 mais espérait plus de précisions.
Je ne peux refuser une demande de mes lecteurs. Je m’exécute donc sur ce pas.

Donc, si l’on se fie aux deux définitions citées précédemment : on peut affirmer que l’Horreur un concept intimement lié à l’émotion puisqu’elle est l’investigatrice de nombre de celles ci; dont la peur, le dégoût, l’effroi, voir même l’inquiétude ou l’excitation.
Et si l’on considère que l’Art est une transmission personnalisée d’émotions entre un créateur et ses spectateurs : l’Horreur est donc faîte pour être un concept artistique, voir un genre à part entière !
Et c’est ce qu’elle est littéralement dans le cinéma (on dit des films « d’horreur » ou « horrifiques ») ! mais aussi dans la Peinture, la Sculpture, la Bande Dessinée, la Musique ou même dans la Cuisine !
(Si vous en doutez, je vous invite à bouffer des tripes bon marché… Préparez à vous à vivre une expérience sensorielle incomparable, et accessoirement à produire du jus de cul en grande quantité dès le lendemain).

Mais si l’Horreur crée, à priori, un sentiment désagréable à tout être doté d’émotions : Pourquoi nous passionne-t-elle tant ?
Car nous sommes des êtres dotés d’émotions certes, mais nous sommes aussi dotés de conscience. Nous avons le Je, la morale ou bien l’éthique. Nous pouvons bel et bien discerner l’agréable du désagréable ou le bien du mal.
Cela voudrait-il dire que le Horreur soit finalement agréable ? Que le mal nous attire ?
Oui mais pas forcément. (Excepté pour David Carradine et son cintre)
Alors pourquoi allons-nous vers elle, et surtout pourquoi voulons nous l’expérimenter à travers l’art ?

Déjà parce que l’Horreur, comme je l’ai dit plus tôt, procure des émotions et ces émotions ne sont pas celles auxquelles nous faisons face tous les jours. Nous voulons, parfois pour le plaisir physique d’un sursaut ou le plaisir intellectuel d’une frayeur, faire grimper le taux de notre adrénaline, pour se sentir plus vivant que nous le sommes souvent tout au long de nos journées.
Nous voulons découvrir une nouvelle facette émotionnelle inatteignable autrement que dans des cas extrêmement rares. Certaines personnes détestent évidemment ressentir le dégoût, la peur ou l’inquiétude, mais d’autres, dans le contexte d’une oeuvre artistique acceptent volontiers ces sensations, un peu comme l’acidité déconcertante mais au combien amusante d’un bonbon qui explose en bouche.

Ensuite, l’Horreur fait fonctionner l’imagination en permanence et ce presque inconsciemment; du moins, l’Horreur bien faite, c’est à dire abstraite.
Pourquoi est-ce qu’une ombre au fond du couloir nous terrifie tant ? Parce que ce peut être n’importe quoi. Le cerveau du spectateur, sous l’attrait de l’Horreur, va se mettre à tournoyer, comme si il ou elle était tout en proie au danger que le personnage observé : Qu’est-ce que c’est ? Qui est-ce ? Pourquoi est-ce là ?
On va alors tout tourner et retourner dans tous les sens. Et l’Horreur bien faite va révéler ce que nous n’avons pas pu imaginer, mais surtout, va délivrer encore un autre mystère.
Dans ALIEN de Ridley Scott, lorsque nous découvrons visuellement le Xénomorphe, nous sommes face à une forme si abstraite, à une création tellement hors des limites de notre imagination, que les questions continuent à venir à notre esprit pour nous hanter.
Prenons un autre exemple : un homme étrange qui regarde le personnage avec insistance et une pointe de menace.
On se demande : Qui est-ce ? Que veut-il ? Pourquoi le regarde-t-il comme ça ?
Et alors qu’il se lève et vient faire connaissance avec la personne, disons pour la draguer; l’Horreur bien faite va nous permettre de nous dire : Est-ce que c’est un piège ? Pourquoi s’intéresse-t-il au personnage ? Pourquoi ce regard menaçant et tout à coup cet élan romantique ?
Notre cerveau est toujours stimulé face à une oeuvre horrifique réussie.

L’Horreur passionne car l’Horreur, dans sa simplicité ou son extrémisme, peut être au centre de fantasmes.
Quand je parle de fantasme, je ne situe par forcément cela dans le cadre sexuel, mais plutôt dans celui de l’imaginaire, l’imaginaire d’un ressenti sensoriel. Que ressentons-nous quand on chute d’un immeuble d’une centaine d’étages ? Que ressentons-nous lorsque que l’on se noie ? Ressentons-nous quelque chose lorsque l’on nous coupe la tête ? Qu’est ce que ça fait de devenir fou ? Comment est-ce que je réagirai face au fantôme de ma grand mère (hormis lui demander de l’argent de poche ?).
Nul besoin d’être « dérangé » ou excessivement curieux pour se poser ce genre de questions parce que celles-ci se lient à notre existence, à notre corps et à la mort.

En tout, je pense que si nous sommes tant intrigué par l’Horreur, c’est parce que l’Horreur à une part d’inconnu, un inconnu  physique, moral et métaphysique qui nous concerne tous dans notre âme et notre chair.

Et justement, pour créer cette Horreur, nous allons découvrir que les artistes n’utilisent qu’une seule et même idée qui va, suivant son art, suivant son époque et sa sensibilité, se décliner encore et encore et encore sous différentes formes, sous différents concepts.
Cette idée, c’est de jouer sur ce que l’on montre et ce que l’on ne montre pas pour que le spectateur se dise constamment :
Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que je ne vois pas ?
Est-ce que je vois vraiment ce que je vois ? Est-ce que le personnage voit vraiment ce qu’il voit ?
Est-ce que le personnage voit ce que je vois ? Qu’est-ce que le personnage a vu et que je n’ai pas vu ?
Est-ce que le personnage a vraiment vu quelque chose ou bien ai-je cru qu’il l’avait vu ?
L’Horreur, sous toutes ses formes, consiste dans l’idée qu’il y a un connu et un inconnu et que le croisement entre ces deux constitue un problème physique, psychique, morale et/ou éthique.

L’Horreur est une des grandes ironies de l’Homme.
On la rejette dans la vie, mais on la recherche constamment dans un contexte de loisir.
On sait qu’elle existe, mais nous sommes toujours étonné lorsqu’elle fait surface.
C’est d’ailleurs pour cette raison, aussi, que l’Horreur est un sujet vaste et passionnant.
C’est une émotion qui, à la fois, nous rassemble, nous constitue comme être humains et nous différencie comme individus par notre lien, notre contact avec elle.

 

Votre serviteur (en tous points), Raphaël K.



MISE A JOUR 3

Je viens de remarquer l’adresse d’expédition de la lettre de Gemma Arterton.
Antoine RP, salopard…

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