Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée

Dallas Buyers Club est le petit dernier du réalisateur Jean-Marc Vallée, réalisateur québécois à qui l’on doit le très sympathique C.R.A.Z.Y, et signe ici son premier film américain.

Le film est notamment nominé aux Oscars pour les catégories suivantes : Oscar du meilleur film, meilleur acteur, meilleur second rôle masculin, meilleur scénario original, meilleurs maquillages, meilleur montage.
Il a été déjà récompensé pour les prestations du 1er et second rôle masculin, notamment aux Golden Globes.

crédit @UGC Distribution / Voltage Picture

J’ai habituellement du mal avec les sélections faites pour les Oscars, ce sont globalement des films très (trop) calibrés pour le public américain, et même si des contre-exemples existent. Mais lorsque qu’un film a pour projet de s’inspirer de la vie d’une personne comme Ron Woodroof, on a affaire ici à un projet très osé, d’autant que faire un film sur sa vie ne remonte pas a 3-4 ans, mais depuis les années 90, avant même la mort de Woodroof, des interviews de lui ont été réalisés dans le but de faire justement ce biopic.

Le film raconte donc la vie de Ron Woodroof, un cowboy texan a qui l’ont pourrait résumer sa vie par : Sexe, drogue et rodéo. Sa vie va basculer lorsque on lui apprend, après un accident de travail qu’il est séropositif, et que sa condition de vie lui a donné le SIDA, et il ne lui reste que 30 jours a vivre d’après les médecins..

Le sujet est vraiment intéressant, car pour du cinéma américain, il est assez osé, de plus que on parle d’une personne qui a remis en cause un système américain, et défend une alternative illégale (à l’époque, je ne connais pas les lois actuelles aux USA). Le film a réussi de plus le pari d’être tourné en seulement 25 jours, et de plus sans utilisation de lumière artificielle.

Le second pari en terme d’histoire, est de faire un film biopic plutôt triste, mais sans tomber dans le pathos. Le film fait mieux que ça, il se permet de se libérer des contraintes habituelles du genre, il sort de l’aspect plutôt informatif pour proposer un vrai divertissement, et qui arrive à faire rire sur un sujet si grave qu’est le SIDA.

crédit @UGC Distribution / Voltage Picture

Mais un film de ce genre ne marcherais pas s’il n’était pas bien interprété. Et ici on a affaire tout simplement au duo parfait : Matthew McConaughey et Jared Leto.

D’un Coté McConaughey enchaine les rôles de plus en plus important, entre Killer Joe qui était une claque a l’époque pour son dernier quart d’heure, Mud qui était sublime, et Récemment Le Loup de Wall Street, cet acteur est en passe de devenir un des plus grand acteur de sa génération, il ne lui manquerais plus qu’une petite statuette de notre ami Oscar.
De l’autre coté, Jared Leto, absent des écran depuis 4 ans pour ses tournée avec 30 Seconds to Mars, Mr Leto n’a plus besoin de justifier de sa qualité d’acteur, entre Requiem For a Dream, Mr Nobody, Chapitre 27, Fight Club ou encore Lord of War ; on sait que l’on aura a faire a une bonne prestation de cet acteur.

Et Il faut avouer que ce duo marche a la perfection, les deux ont des personnalités complétement différents, et se complètent pour former un des plus beaux duos de ces dernières années de cinéma. J’ai rarement été autant touché par des sentiments qu’on essaie de nous faire passer par le cinéma, je me suis surpris a être émus sur plusieurs moments du film.

Pour le reste tout marche parfaitement, belle image, mise en scène classique mais efficace pour ce film, très bonne bande originale, tout y est.

En conclusion, Dallas Buyers Club est ma grosse claque de ce début d’année, émouvant, mais a la fois drôle, traitant d’un sujet qui aurait pu tuer le film, mais il en est rien, le thème du sida est là presque comme prétexte, pour délivrer un film à la fois réaliste, humaniste, porteur d’un message tolérant. Par rapport aux oscars, mon pronostic est que ce film gagne 3 des 5 catégories dans lesquelles il est nominé : Oscar du Meilleur acteur, du second rôle masculin, et du scénario original. Il n’aura pas malheureusement l’oscar du meilleur film car il est d’après moi trop polémiquant pour les USA.

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