Le Vent se lève de Hayao Miyazaki

Après vous avoir fourni un dossier rétrospective de la carrière du cinéaste, j’ai été voir Le vent se Lève (Kaze tachinu en langue nipponne), dans une salle faiblement éclairée. Il est donc le 11e et ultime film du cinéaste (Miyazaki-sensei a annoncé sa retraite dans le cinéma lors de la présentation de ce film).

crédit @Ghibli

ce film est film biopic inspiré de la vie de Jirõ Horikoshi, ingénieur aéronautique myope ayant inventé le chasseur Zero, connu pour avoir été utilisé pendant la 2nde Guerre Mondiale. On suit donc la vie de l’ingénieur sur plusieurs tranche de vie, de son enfance, jusqu’à l’accomplissement de sa carrière.

Miyazaki étant un passionné d’aviation, son père dirigeant pendant la seconde guerre mondiale une entreprise produisant notamment des chasseurs Zero, on retrouve énormément d’éléments presque autobiographiques dans ce film, qui donne une fraicheur en comparaison de tout les biopics divers et varié sortant (Je vous déconseille Lovelace sorti il y a 2 semaines qui c’est avéré décevant).

Les dessins sont magnifiques, Miyazaki a décidé de reprendre un style épuré comme il avait fait précédemment sur Ponyo sur La falaise et c’est vraiment réussi, de magnifiques paysages comme seul lui le réussi si bien.
On retrouve au doublage Hideaki Anno dans le rôle principal (il est le créateur des anime légendaires Nadia et le Secret de L’eau et de Neon genesis Evangelion) qui nous fournit un doublage excellent.

Les musiques ne sont pas en reste, d’un coté avec des sublimes compositions de Joe Hisaishi, avec par moment une virée vers un univers musical italien, légitimement utilisé de par le rapport entre Horikoshi et un autre ingénieur italien de légende de l’aviation: Caproni.

crédit @Ghibli

Et c’est l’un des rapports inter personnages le plus important, car le film oscille entre vie de Horikoshi, avec ses études, travaux, passion amoureuse avec Naoko ; et moment de rêve, que l’on pourrait aussi qualifier d’auto-réflexions, avec Caproni, sur l’aviation, et ses conséquences. Car c’est ce qui est beau dans ce film, Miyazaki décrit l’avion comme étant un outil, mais aussi une arme, ce qui est représenté par des bruitage fait a la voix, comme si l’avion était un monstre, exactement comme les Ômus de Nausicaä de la Vallée du Vent, Ainsi une boucle est bouclée.

L’autre sujet tenant a cœur Miyazaki est la Guerre, il a été traumatisé par la seconde Guerre Mondiale et ce film est assez fort, déjà car il montre une période de pré-Guerre, chose très rarement faite au cinéma, et surtout car il est de tout ce que j’ai vu le seul film donnant un avis neutre sur la Guerre, de part justement ses personnage, qui n’aspirent pas a faire des machines de guerre, mais repousser les limites d’une technologie, ici Horikoshi est comme Miyazaki, il défend l’innovation, mais dans le but de nous faire évoluer, et donc d’améliorer notre rapport avec la nature, qui est ici le ciel.

Miyazaki signe ici son dernier film, dernier chef d’œuvre, différent du reste de son œuvre, mais contenant toujours ses thèmes le tenant a cœur, il réalise un sans faute en signant de plus son film le plus humain, un grand merci a ce grand monsieur pour tout sa carrière.

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